COP 14 un évènement majeur
La conférence de l’ONU COP14 (Conférence Of Parties of the United Nation Framework Convention on Climate Change (UNFCCC)) sur le changement climatique a eu lieu entre le 1er et le 12 décembre 2008 à Poznań, en Pologne. Elle a rassemblé entre 10000 et 15000 participants sur 2 semaines, entre délégations officielles, ONG et observateurs. L’European Nuclear Society (ENS) était représentée par sa section YGN (Young Generation Network), réseau qui réunit les jeunes professionnels du nucléaire en Europe. L’ENS était présente à coté d’autres institutions du monde nucléaire telles que l’AIEA, WNA ou FORATOM. Ces dernières avaient un stand dédié dans la zone réservée aux ONG et proposait de la documentation.
La jeune génération aux commandes
En marge des négociations intergouvernementales, un certain nombre de conférences (« side events ») sont intégrés dans la programmation officielle de COP. Plusieurs centaines de « side events » ont été proposés par les ONG pour simplement 80 créneaux disponibles. Les organisateurs ont du opérer une sélection ainsi que des regroupements. La proposition d’un format original incluant une participation forte de l’audience a permis à l’ENS-YGN d’être sélectionnée.
La délégation jeune génération était composée de cinq membres dont deux représentants de la SFEN-JG : Igor Vukovic (président de l’ENS-YGN,/University of Zagreb), Hans Korteweg (IYNC/FORATOM), Wim Uyttenhove (SCKCEN) ainsi que Edouard Hourcade (CEA, vice président de l’ENS-YGN) et Alexey Lokhov (CEA), cf. photo ci-dessous.
Debating nuclear and climate change
La conférence a été initiée par une brève présentation de l’ENS-YGN par Igor Vukovic. Hans Korteweg s’est ensuite exprimé sur le sujet “Climate Change – Can We Do Without Nuclear Energy ?” (Changement climatique – peut-on se passer du nucléaire ?) Hans a notamment discuté le bilan carbonique des diverses sources d’énergie. Il a également souligné l’importance du développement d’autres sources d’énergie à basse émission des gaz à effet de serre. La conclusion de Hans est que le nucléaire occupera à l’avenir une place importante parmi les technologies de production électrique « sans C02 ». La troisième présentation (par Alexey Lokhov) se déclinait autour de trois thèmes principaux : • Le développement actuel du parc nucléaire avec les réacteurs de la 3ième génération, • cycle du combustible actuel • les réacteurs à neutrons rapides de 4ième génération qui permettront la fermeture du cycle (à l’horizon de 2050). Ces sujets étaient illustrés par l’exemple de la France (l’EPR, l’usine de La Hague, le prototype ASTRID).
L’événement s’est terminé par une discussion animée par Edouard Hourcade et Wim Uyttenhove.
Un auditoire au rendez-vous
Le public présent à l’évènement (une cinquantaine de participants) était très varié. Plusieurs représentants des organisations écologistes (Greenpeace, WECF, etc.), les représentants du Brésil, de la Chine et de la Biélorussie, ainsi que les acteurs du nucléaire mondial comme WNA et IAEA.
Les questions posées ont concerné les aspects économiques du nucléaire (la compétitivité économique des centrales, le coût du développement de la génération IV, etc.), la sûreté des installations, les problèmes de développement d’autres filières énergétiques à basse émission des gaz à effet de serre. Tous les participants ont exprimé leur satisfaction de l’événement organisé par la jeune génération car il a permis d’informer le public sur la stratégie et les enjeux du développement du nucléaire.
Merci au CEA, à l’ENS et à la SFEN pour leurs soutiens dans l’organisation de cet évènement.
Edouard Hourcade Alexey Lokhov SFEN-JG

