Parcours
Originaire de Rionero in Vulture (Basilicata, ITALIE) j’ai étudié pendant 5 ans à l’université de Bologne (ITALIE) où j’ai obtenu en 2000 le diplôme d’ingénieur nucléaire avec une spécialisation en neutronique et physique du plasma. Durant ma dernière année d’école, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Richard Sanchez et Igor Zmijarevic (respectivement directeur de recherche et responsable du code cellule Apollo2 au CEA) à l’occasion d’un séminaire organisé par ma faculté. Séduit par les activités développées à Saclay au SERMA en matière de neutronique et de simulation numérique, j’ai alors choisi de poursuivre mes études en France à l’université d’EVRY VAL D’ESS où j’ai passé en 2001 un DEA de thermique et système énergétique (option physique des réacteurs nucléaires). J’ai effectué mon stage de DEA au SERMA sur la modélisation numérique de la double hétérogénéité des combustibles à grain avec la méthode des caractéristiques. J’ai finalement terminé mon cursus universitaire par un doctorat au CEA de 2001 à 2004 (toujours au SERMA) portant sur la résolution de l’équation de transport des neutrons par la méthode des éléments finis discontinus et des caractéristiques structurées appliquées à des maillages hétérogènes. A l’issue de ma thèse, le CEA m’a offert la chance de poursuivre dans mes travaux sur les méthodes numériques adaptées pour la modélisation de cœur entier de réacteur en théorie du transport.
Lieu de travail : CEA/DEN/DANS/DM2S/SERMA (Saclay - 91)
Le centre de Saclay et un centre de recherche interdisciplinaire (physique fondamentale, énergie, technologies de l’information, etc…) et de formation. Au sein de la Direction de l’Energie Nucléaire du CEA Saclay, le SERMA (Service d’Etudes des Réacteurs et de Mathématiques Appliquées) fournit son expertise à la recherche (CEA, Universités, …) et à l’industrie nucléaire (AREVA, EDF, IRSN, …) à travers le développement, la maintenance et la distribution d’outils logiciels avancés en physique des réacteurs, plus particulièrement les aspects neutroniques, pour des applications multi filières. Il s’agit des codes APOLLO – CRONOS – DARWIN et TRIPOLI.
Mon métier
Je travaille au sein d’un laboratoire aux compétences couplées en neutronique, analyse numérique, modélisation physique, informatique et définition des schémas de calcul de référence. La partie essentielle de mon travail est le développement de méthodes numériques pour l’équation du transport et leur implémentation dans des solveurs de flux qui permettront de traiter en théorie du transport des géométries hétérogènes bidimensionnelle et tridimensionnelle. Le travail de conception et de mis en œuvre d’une méthode numérique passe par la réalisation de plusieurs étapes : la mise en forme mathématique de la méthode, la vérification de la consistance de la méthode, l’analyse théorique (en terme d’ordre de convergence et de robustesse), la stratégie pour la réalisation informatique, la réalisation d’une méthode d’accélération du schéma itérative pour l’optimisation des temps d’exécution. Toutes ces étapes demandent une connaissance multidisciplinaire : en analyse fonctionnelle pour l’investigation mathématique de la méthode, en informatique et architecture logicielle pour la réalisation pratique et en physique de réacteur pour vérifier la précision et la fiabilité de résultats obtenus. Un autre aspect très intéressant dans mon environnement de travail est la possibilité de publier ses travaux de recherche et de participer à des conférences internationales. Cette ouverture à l’international est très gratifiante en termes de reconnaissance et en termes de satisfaction intellectuelle compte tenu de la richesse des échanges d’informations qui en découlent avec les autres chercheurs dans le monde.
Ambiance de travail
L’organisation quotidienne du travail est très conviviale et caractérisée par une grande autonomie. Le métier du numéricien nécessite beaucoup de passion et d’intérêt pour les mathématiques appliquées. L’équipe de travail dont je fais parti est unie par cette passion commune. De plus, au sein de mes plus proches collègues, il y a des débats continus sur de nouvelles idées, de nouvelles méthodes ou de nouvelles techniques informatiques qui rendent la vie de travail de tous les jours très enrichissante et jamais monotone. Le travail s’inscrit dans un cadre de R&D parfois concurrentielle où un équilibre est aussi à trouver entre la recherche et les contraintes apportées par le développement ayant des finalités d’applications industrielles.
