Parcours
Après une licence et une maîtrise de Chimie à l’université Pierre et Marie Curie (Paris 6) en 1997 - 1998, j’ai intégré l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris (ENSCP) par admission sur titre, en 2ème année (Promotion 2001). Parallèlement à ma 3ème année, j’ai suivi un DEA de chimie inorganique à Paris 6, et j’ai réalisé mon stage de DEA dans un laboratoire de chimie du solide de l’école, au cours duquel j’ai travaillé sur des matériaux vitrocéramiques pour le conditionnement spécifique de certains déchets nucléaires (travail sur simulants non radioactifs). J’ai ensuite poursuivi sur un sujet de thèse assez proche, co-financé par le CEA de Marcoule et AREVA, entre 2001 et 2004, consistant à étudier des verres riches en terres rares pour le conditionnement de déchets nucléaires. Cette thèse était principalement basée sur la formulation, l’élaboration et la caractérisation structurale des verres, en utilisant un nombre important de méthodes de caractérisation, telles que l’EXAFS, la RMN, la spectroscopie Raman… A l’issue de ma thèse, j’ai été embauchée au CEA Marcoule, en juillet 2005.
Lieu de travail
Le CEA Marcoule est l’un des 9 centres du CEA, localisé à environ 30 Km d’Avignon. Le site de Marcoule compte plus de 5000 personnes, dont 1550 salariés CEA. J’ai été embauchée à la direction de l’énergie nucléaire (DEN), l’un des 5 pôles du CEA, dans le département de traitement et conditionnement des déchets, initialement au sein du laboratoire des matériaux céramiques pour le conditionnement, devenu depuis mai 2008 le laboratoire d’étude et développement des matrices de conditionnement.
Mon métier
Au sein du laboratoire, chaque ingénieur a à la fois une responsabilité scientifique, basée sur le développement de programmes, et également une expertise technique. Pour ma part, à mon embauche, mon principal programme scientifique a été l’étude du conditionnement de sels chlorés issus du retraitement de combustibles usés par voie pyrométallurgique, dans le cadre du développement des systèmes nucléaires de quatrième génération. Ce programme m’a entre autres permis d’intervenir au sein d’un contrat européen Europart (maintenant ACSEPT) et développer de nombreuses collaborations scientifiques. L’ensemble des autres programmes que j’ai pu avoir en charge avaient globalement toujours un lien avec le conditionnement céramique de certains types de déchets, mais je me suis également intéressée à d’autres domaines scientifiques (sels fondus, silices mésoporeuses…), en collaboration avec d’autres laboratoires du CEA, l’université ou encore l’Institut de Chimie Séparative de Marcoule (ICSM). Dans le cadre de la fusion de notre laboratoire (céramique) avec le laboratoire d’étude de base des verres, je reprends depuis très récemment une activité supplémentaire, dans les verres, en lien avec AREVA. Je suis par ailleurs responsable du pôle synthèse du laboratoire avec une collègue technicienne (c’est-à-dire du labo de chimie (préparation des précurseurs céramique), des fours de frittage…). Egalement, j’ai eu l’opportunité de pouvoir encadrer plusieurs étudiants dès mon arrivée au sein du laboratoire (en post-doc, thèse ainsi que de nombreux stagiaires avec un niveau d’étude technicien ou ingénieur).
Par ailleurs, le CEA donne la possibilité aux ingénieurs qui le souhaitent de donner des cours, et c’est dans ce cadre-là que je vais donner cette année mon premier cours sur les céramiques en master II à l’université de Montpellier.
Conditions et ambiance de travail
Le laboratoire est constitué d’une vingtaine de permanents (moitié techniciens, moitié ingénieurs) et de nombreux étudiants, surtout pendant la période avril – aout, où le nombre de stagiaires est important. La vie collective y est très dynamique, avec beaucoup d’échanges entre collègues du laboratoire et des laboratoires voisins (partage d’équipements, collaborations sur des programmes…). Egalement beaucoup de collaborations techniques et scientifiques ont été mises en place, avec des partenaires industriels (AREVA notamment), universités ou écoles d’ingénieur. On a également la possibilité d’établir des collaborations à l’international et participer à des congrès pour y présenter ses résultats scientifiques. Cette possibilité d’ouverture sur le monde scientifique est un atout et permet une grande ouverture d’esprit. Enfin, la possibilité d’encadrer des étudiants est un moyen de transmettre ce qu’on apprend au quotidien et d’établir des liens scientifiques et humains fructueux.
