Signature avec le Koweït d’un accord-cadre de coopération dans le nucléaire civil
Lors de la visite à Paris du Premier ministre du Koweït mi-avril, le président Sarkozy a répété à son hôte la disponibilité de la France à coopérer "totalement" avec le Koweït en matière de nucléaire civil et souhaité que cet accord "débouche sur des coopérations industrielles". Un accord-cadre de coopération entre les deux pays "pour le développement de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire" a été signé. N. Sarkozy a rappelé au Premier ministre koweïtien « les qualités du réacteur EPR, notamment en matière de sécurité et de sûreté", ainsi que "la capacité de la France à fournir une offre couvrant le cycle complet de l’énergie nucléaire". Deux autres textes ont été signés, l’un sur l’environnement et les énergies renouvelables et l’autre sur la coopération entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays.
Areva signe des accords avec Ansaldo, Techint et le Cirten
Dans le cadre du sommet intergouvernemental franco-italien début avril, Areva a signé trois accords de coopération qui "concrétisent l’engagement d’Areva à nouer des partenariats de long terme avec ses interlocuteurs locaux et à soutenir la relance du nucléaire en Italie et à l’international", indique le groupe. Le premier, signé avec Ansaldo Energia, permettra aux deux groupes de "travailler ensemble en Italie, dans le cadre du projet de construction d’au moins 4 EPR™ mené par ENEL et EDF, mais également dans le reste du monde". Il se traduira se traduira notamment par "une coopération dans l’ingénierie, la fourniture de certains équipements et les activités de montage et d’essais de mise en service". Le deuxième, avec Techint, prévoit la coopération des deux entreprises dans de futurs projets nucléaires clé en main dans le monde, s’appuyant sur "l’expérience et le savoir-faire de Techint dans l’ingénierie et la construction de grandes installations industrielles". Enfin, un accord dans la formation a été signé avec le consortium interuniversitaire pour la recherche et la technologie nucléaire (CIRTEN), pour la la mise à disposition par Areva de supports d’information et de conférenciers, de visites de sites et stages proposés aux étudiants italiens, le développement de projets de recherche et la formation professionnelle.
EDF signe un accord de partenariat avec Enel et Ansaldo Energia
Lors du sommet franco-italien début avril, EDF a signé un accord de partenariat avec Enel, Ansaldo Energia et Ansaldo Nucleare (filiales de l’Italien Finmeccanica). L’objectif est de"renforcer le rôle de l’industrie italienne dans les projets de construction des nouvelles centrales nucléaires en Italie. L’accord de partenariat pourrait être élargi aux projets de réacteurs EPR en dehors de l’Italie", précise EDF. L’accord vise à préciser les champs d’une possible coopération entre EDF, Enel et Ansaldo Energia pour le développement et la construction des 4 EPR qu’EDF et Enel prévoient de développer en Italie. "EDF et Enel auront la responsabilité complète de l’ensemble de ces projets en tant qu’investisseurs et architectes-ensembliers", précise EDF. Les deux groupes "bénéficieront de l’expérience d’Ansaldo pour les études techniques, le design, la mise en service de systèmes nucléaires, ainsi que pour les processus de certification". D’une durée minimale de 5 ans, l’accord prévoit qu’Ansaldo Energia pourra prendre part aux processus de qualification et d’appels d’offres menés par EDF et Enel pour la fourniture et l’installation d’équipements nucléaires. Finmeccanica s’engage en outre à "appuyer Ansaldo dans le processus de qualification et le développement de ses activités par les investissements nécessaires, tant en termes de capacités industrielles de production, que de ressources humaines". Ansaldo Energia aura également la possibilité de participer aux appels d’offres qui feront suite aux processus de qualification pour la construction et la fourniture d’équipements de projets EPR hors de l’Italie.
L’IRSN signe un accord avec l’ENEA sur la sûreté nucléaire et la radioprotection
L’IRSN a signé avec l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable (ENEA) un accord de coopération sur la sûreté nucléaire et la radioprotection le 9 avril à Paris, dans le cadre du sommet franco-italien co-présidé par le président Sarkozy et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi. Cet accord contribue à concrétiser la coopération déjà lancée l’année dernière entre la France et l’Italie dans le secteur nucléaire, en particulier dans les domaines de la recherche, de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. L’IRSN et l’ENEA s’attacheront notamment à développer ensemble l’information du public. Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN, a déclaré : "Les ingénieurs et chercheurs des deux organismes vont pouvoir échanger leur expérience et développer des projets communs sur une gamme très vaste de sujets, allant des méthodes d’analyse de la sûreté des centrales aux recherches sur la sûreté des installations de fusion telles que ITER ou bien encore sur la surveillance radiologique des personnes et de l’environnement."
Areva et FNEG signent un accord pour un parc d’énergies sans CO2 en Californie
Areva et l’américain Fresno Nuclear Energy Group (FNEG) ont annoncé fin avril la signature d’un protocole d’accord pour le développement près de Fresno, en Californie (Etats-Unis), d’un parc d’énergies sans CO2 faisant appel aux technologies les plus avancées, notamment le nucléaire et les énergies renouvelables. Aux termes de l’accord, Areva et FNEG coopèreront pour sélectionner un site et étudier la construction d’un réacteur EPR d’une puissance nominale de 1600 MW. L’accord envisage également le développement d’autres technologies d’Areva, dont l’énergie solaire à concentration. "Réaliser un parc d’énergies sans CO2 dans la Central Valley de Californie permettrait de produire de grandes quantités d’électricité propre pour le secteur agricole, dont le rôle économique est fondamental dans cet Etat. Ce projet nous permettrait également de tenir l’engagement de réduction des gaz à effet de serre que nous nous sommes fixé", a déclaré John Hutson, président de FNEG. FNEG et Areva examinent actuellement plusieurs sites potentiels. Les travaux de la phase solaire du parc d’énergies sans CO2 commenceront dès qu’un site aura été sélectionné. Une fois mises en service, la centrale nucléaire et la centrale solaire desserviront plus de 1,6 million de foyers.
EDF signe des accords avec les chinois CNNC et CGNPC
A l’occasion de la visite du président Sarkozy en Chine fin avril, EDF, a signé un accord avec CNNC (China National Nuclear Corporation) et un autre avec CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Holding Company). L’accord avec CNNC vise à renforcer la coopération initiée avec EDF dans l’ingénierie depuis la construction de Daya Bay et Ling Ao (Guangdong). Il prévoit d’élargir les échanges entre les deux groupes, en particulier dans les domaines de la formation, du management de projet et de la recherche et développement. Le partenariat signé avec CGNPC complète l’accord de joint-venture conclu en 2008 avec EDF pour la construction et l’exploitation de deux EPR à Taishan (Guangdong). Il "donne un cadre plus large à la coopération entre les deux groupes, notamment dans les domaines de l’ingénierie, des achats et de la recherche et développement".
Coulée du premier béton de l’EPR de Taishan 2
Le premier béton du deuxième réacteur EPR™ d’Areva, en construction sur le site de Taishan dans la province du Guangdong (sud de la Chine), a été coulé par l’électricien chinois CGNPC le 22 avril. Environ 9000 mètres cubes de béton coulés en continu par 7 pompes ont été nécessaires à la réalisation de la dalle du réacteur d’un diamètre de 55 mètres. Le 26 novembre 2007, Areva et CGNPC avaient signé une série d’accords d’une valeur globale de 8 milliards d’euros, portant notamment sur la construction de deux réacteurs EPR™ de troisième génération, la fourniture de l’ensemble des matières et services nécessaires à leur fonctionnement et la création d’une société commune d’ingénierie. La mise en service des deux réacteurs est prévue respectivement fin 2013 et 2014.
Le consortium Areva-Siemens va fournir des systèmes numériques de contrôle-commande à la centrale slovaque de Mochovce
Le consortium Areva-Siemens Energy a été retenu fin avril pour fournir des systèmes numériques de contrôle-commande destinés à la supervision et à la protection des tranches 3 et 4 de la centrale nucléaire slovaque de Mochovce. Slovenské Elektrárne, une filiale du groupe Enel, est sur le point d’achever la construction de ces deux réacteurs de type VVER. Les nouvelles tranches de la centrale seront équipées du contrôle-commande de sûreté numérique TELEPERM XS fourni par Areva et du contrôle-commande opérationnel SPPA-T2000 de Siemens. La tranche 3 devrait être opérationnelle fin 2012 et la tranche 4 sera en fonctionnement en 2013.
Areva inaugure une usine de dessalement d’eau de mer en Namibie
Le ministre du Commerce de la république de Namibie et Anne Lauvergeon ont inauguré le 16 avril la première usine de dessalement d’eau de mer de Namibie, située au nord de Swakopmund sur la côte Atlantique. Cette inauguration, indique Areva, "marque le début de la production d’eau potable de l’usine et constitue une avancée majeure dans le développement du projet minier d’Areva en Namibie". L’usine produira 20 millions de m3 d’eau potable par an, suffisamment pour alimenter la mine d’uranium de Trekkopje sans puiser d’eau souterraine. Le surplus sera mis à la disposition des communautés et activités locales. Trekkopje représente l’investissement étranger direct le plus important en Namibie et constitue un projet stratégique pour Areva, avec une production d’uranium estimée à 3000 tonnes par an. La production devrait commencer en 2012 et durer plus de 12 ans.
Projet Iter : contrat d’ingénierie de 150 MEuros pour le consortium Engage
Un contrat d’ingénierie d’une valeur d’environ 150 millions d’euros concernant les bâtiments et infrastructures du projet Iter a été signé au bénéfice du consortium Engage réunissant les groupes espagnol Empresarios Agrupados, britannique Atkins et français Assystem et Iosis, a annoncé le gestionnaire du projet Fusion for Energy (F4E) mi-avril. Ce contrat porte sur la conception et réalisation des bâtiments d’Iter et représente 1,7 million d’heures de travail réparties sur huit ans, a précisé Fusion for Energy, entité chargée de gérer la contribution européenne au projet Iter. La mission principale de Fusion for Energy est de gérer la contribution européenne au projet ITER. F4E collabore avec les organisations de recherche et d’industrie européennes pour développer et fabriquer les composants que l’Europe s’est engagée à livrer àu projet international Iter par le biais d’environ 220 contrats. Elle assure également la contribution européenne à un certain nombre de projets dits d’"approche élargie" avec le Japon. À plus long terme, elle soutiendra un programme d’activités de recherche et de développement afin de préparer la construction de réacteurs de fusion de démonstration (DEMO). Adresse du site : http://www.fusionforenergy.europa.eu/
Une étude de l’AIE et l’AEN souligne la compétitivité du nucléaire pour la production d’électricité
Il ressort d’une étude commune de l’Agence internationale de l’énergie et de l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE parue fin mars que l’énergie nucléaire est très compétitive pour la production d’électricité en base. L’étude "Projected Costs of Generating Electricity" a rassemblé les données de 21 pays et de plus de 190 centrales pour calculer les coûts de production d’électricité en base du nucléaire, des énergies fossiles et des énergies renouvelables, avec des coûts d’électricité standard et un prix du CO2 de 30 dollars la tonne. Pour le nucléaire, les calculs reposent sur une durée de vie de 60 ans pour les installations. Dans le cas d’un taux d’intérêt faible (5 %), l’énergie nucléaire est le mode de production le plus économique, suivie par le charbon avec captage et séquestration de carbone (CSC). Avec un taux d’intérêt de 10 %, c’est le charbon qui devient le plus compétitif, suivi du charbon avec CSC, puis les centrales à gaz à cycle combiné. Selon l’étude, l’avantage du nucléaire réside dans sa capacité à fournir, à des prix stables à long terme, de grandes quantités d’électricité 24 h sur 24, avec très peu d’émissions de CO2. Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l’AIE, a invité les gouvernements à agir pour faire baiser les coûts d’investissement et augmenter de façon significative le prix du CO2, afin d’assurer la compétitivité des technologies faiblement émettrices de C02 telles que le nucléaire.
Accord de coopération entre l’Italien Enel et le russe Inter Rao Ues dans le nucléaire civil
Le groupe énergétique italien Enel a signé fin avril avec son partenaire russe Inter Rao Ues un accord de coopération nucléaire qui prévoit notamment un projet de construction d’une centrale à Kaliningrad. Ce protocole d’accord a été signé à l’occasion d’une rencontre entre le chef du gouvernement italien S. Berlusconi et le Premier ministre russe V. Poutine en Italie. La future centrale de Kaliningrad, "la première à être le fruit d’un partenariat public-privé dans le secteur nucléaire en Russie", sera composée de deux tranches de troisième génération WER 1200 de 1170 mégawatts chacune. L’entrée en production est prévue entre 2016 et 2018, et une part importante de l’énergie produite sera destinée aux marchés des pays européens voisins.
Finlande : le gouvernement veut construire deux nouveaux réacteurs nucléaires
Le gouvernement finlandais veut faire construire deux nouveaux réacteurs nucléaires, a annoncé le Premier ministre Matti Vanhanen le 21 avril, en ajoutnant que les Verts de la coalition gouvernementale s’étaient opposés à cette décision. Le gouvernement a choisi les groupes finlandais TVO et Fennovoima pour mener à bien ces chantiers, mais le projet doit encore recevoir l’aval du parlement. Trois entreprises - TVO, Fennovoima et Fortum - avaient demandé l’autorisation de construire chacune un réacteur en Finlande. La Finlande possède déjà quatre réacteurs nucléaires construits dans les années 1970. Un réacteur EPR de nouvelle génération est en cours de construction dans le sud-ouest du pays par le français Areva et l’allemand Siemens.
Japon : Toshiba et IHI vont coproduire des pièces de turbines
Le conglomérat industriel japonais Toshiba et le groupe d’industrie lourde IHI ont annoncé fin avril la création prochaine d’une coentreprise pour fabriquer des pièces de turbines pour centrales nucléaires. "En couplant nos ressources, nous visons une augmentation de notre puissance face à la concurrence dans un secteur où la demande s’accélère", ont expliqué les deux groupes dans un communiqué conjoint. La nouvelle entreprise, qui devrait être officiellement établie en octobre, "fabriquera des pièces pour les turbines de réacteurs nucléaires à eau bouillante (REB) et à eau pressurisée (REP), dans un centre de production d’IHI à Yokohama (banlieue de Tokyo)", ont-ils précisé. Les détails concernant leur future nouvelle structure conjointe (raison sociale, parts respectives de Toshiba et IHI) ne sont pas fixés pour le moment.
Japan Steel Works se dote d’une deuxième presse pour les très grandes pièces forgées
Japan Steel Works a reçu début avril sur son usine de Muroran (île d’Hokkaido) sa seconde presse pour les très grandes pièces forgées, un ensemble comprenant des grues, un équipement de traitement thermique et une presse de 14 000 tonnes. Au total, un investissement de 50 milliards de yens (394 M€), selon World Nuclear News. JSW a précisé que cet investissement constituait le cœur de son programme d’augmentation de capacités et que la commande suivante, finalisée en 2011, demanderait 30 milliards de yens, pour une troisième presse de 14 000 tonnes. L’objectif de Japan Steel Works est de tripler sa capacité de production de pièces forgées de très grande dimension à destination des centrales nucléaires à l’horizon 2012. Le groupe japonais est leader sur le marché des composants de très grande taille (notamment les cuves pour les réacteurs de troisième génération).
Rolls-Royce et Larsen & Toubro vont collaborer dans le nucléaire civil
Larsen & Toubro Limited (L&T), leader indien dans le domaine de l’ingénierie et de la construction, et Rolls-Royce, société de systèmes de puissance, ont signé début avril une lettre d’intention pour collaborer dans le domaine des réacteurs à eau légère en Inde et à l’international. La technologie à eau légère est actuellement utilisée dans environ 60 % des sites nucléaires civils en service dans le monde. Cette coopération incluera l’instrumentation et le contrôle, l’ingénierie de produits et systèmes, les composants de réacteurs, les services d’ingénierie, le support des réacteurs en service et la gestion des déchets. La coopération avec L&T sur le secteur de l’instrumentation et du contrôle constituera la première phase opérationnelle de ce partenariat. L’accord signé entre Rolls-Royce et L&T se situe dans le prolongement de l’accord-cadre de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire signé début février par le Royaume-Uni et l’Inde.
Le russe TVEL va fournir du combustible nucléaire à la centrale slovaque de Mochovce
Le fabricant russe de combustible nucléaire TVEL a signé début avril avec l’électricien slovaque Slovenske Elektrarne (SE) un contrat à long terme portant sur l’approvisionnement en combustible russe des tranches 3 et 4 de la centrale nucléaire de Mochovce. Le contrat, qui porte sur les années 2012 à 2017, comprend le premier chargement des deux réacteurs à eau sous pression ainsi que les cinq suivants. Les deux tranches de 405 MW chacune sont en voie d’achèvement. L’accord a été conclu à l’occasion de la visite officielle du président russe Dmitri Medvedev en Slovaquie. TVEL livrera pour ces deux unités du combustible avancé très fortement enrichi, a précisé l’entreprise. Selon la Société nucléaire slovaque, SE s’attache à tenir les délais fixés pour l’achèvement de Mochovce. La mise en service de Mochovce 3 est programmée en février 2013 et devrait être suivie de celle de Mochovce 4 en octobre de la même année.
La Russie souhaite collaborer avec la Colombie, le Venezuela, l’Argentine et la Bolivie dans le nucléaire civil
La Russie cherche à accroître sa présence en Amérique Latine et s’est déclarée, mi-avril, prête à aider la Bolivie à développer une industrie nucléaire à des fins pacifiques, si cette dernière en formule un jour l’ambition. La Bolivie possède une dizaine de gisements d’uranium mais n’a pas la capacité industrielle d’exploiter le minerai. « Notre pays peut fournir [de l’uranium] pour entamer le développement d’une industrie nucléaire à des fins pacifiques » en Bolivie, a déclaré l’ambassadeur de Russie. De même, la Russie envisage d’investir des milliards de dollars dans le nucléaire argentin, a déclaré le président russe à l’issue d’un entretien avec son homologue argentine. La Russie avait également déclaré début avril son souhait de signer un accord intergouvernemental de coopération avec la Colombie dans le nucléaire civil, à l’issue d’une rencontre entre le ministre russe des Affaires étrangères avec son homologue colombien. Elle avait signé un accord similaire avec le Venezuela en novembre dernier.
Russie : premier béton pour la 2e tranche de Leningrad II
AtomEnergoproekt (AEP) a annoncé, le 15 avril, le coulage du premier béton pour la construction du deuxième réacteur nucléaire qu’accueillera le site Leningrad Il. La construction de la première tranche avait démarré en octobre 2008, 7 mois seulement après que AEP ait signé le contrat de 5,8 milliards de dollars pour la construction de ces deux réacteurs nucléaires. Energoatom a obtenu, auprès de l’agence russe de régulation du secteur nucléaire, Rostekhnadzor, les licences pour construire ces tranches de type AES-2006. Dotés d’une puissance de 1170 MW, ces deux réacteurs doivent entrer en service respectivement en 2013 et 2016. Quatre réacteurs de type RBMK (1000 MW) mis en service entre 1970 et 1975 fonctionnent actuellement sur le site de Leningrad.
Emirats Arabes Unis : ENEC choisit le site de Braka pour sa première centrale nucléaire
L’Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) a annoncé fin avril avoir choisi un site près de la frontière avec l’Arabie saoudite pour sa première centrale nucléaire, qui doit entrer en service dans sept ans. L’Agence émiratie de l’énergie nucléaire précise avoir demandé le feu vert de l’Autorité fédérale pour la régulation nucléaire pour le choix de ce site, dans l’ouest de l’émirat d’Abou Dhabi, une région désertique. Le site est situé à Braka, à 53 km au sud-ouest de la ville côtière de Rouwais, sur le Golfe, non loin de la frontière avec l’Arabie saoudite. D’une superficie de près de 13 km2, Braka a été choisi parmi dix sites des Emirats arabes unis, fédération de sept émirats dont Abou Dhabi est le plus grand. ENEC dit souhaiter obtenir les autorisations nécessaires d’ici au 5 juillet pour pouvoir lancer la construction de quatre centrales nucléaires, afin de produire de l’électricité dès 2017.
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