Areva traitera 100 % de l’uranium du gisement de Cigar Lake au Canada
Areva a annoncé le 19 décembre la signature d’un accord avec ses partenaires dans l’exploitation du gisement de Cigar Lake d’une part et du site minier de McClean Lake d’autre part, pour traiter la totalité du minerai d’uranium qui sera extrait à Cigar Lake dans l’usine de McClean Lake (détenue à 70 % par Areva). Découvert en 1981 par Areva, le gisement de Cigar Lake est le deuxième plus grand gisement au monde à forte concentration en uranium. Areva est actionnaire à 37,1 % de la société d’exploitation gérée par Cameco Corporation (actionnaire à 50,03 %). Le gisement devrait entrer en production courant 2013 pour atteindre à pleine capacité une production de 6 900 tonnes d’uranium par an. Areva a prévu d’investir dans son usine de McClean Lake près de 150 millions de dollars canadiens (plus de 107 millions d’euros) pour l’optimiser et porter sa capacité de traitement à plus de 8 500 tonnes par an.
Les partenaires de Cigar Lake sont Areva, Cameco Corporation, Idemitsu et Tepco ; et ceux de McClean Lake sont Areva, Denison Mines Corp. et Ourd (Canada) Co. Ltd.
Areva livre à CNNC 700 assemblages de combustible et 800 grappes de contrôle
Areva a annoncé le 22 décembre la livraison à son partenaire chinois CNNC Fuel Assembly Corporation d’un lot de composants d’assemblages de combustible comprenant 700 assemblages et 800 grappes de contrôle. Cette livraison est la plus importante réalisée à ce jour par le groupe en Chine. Au total en 2011, ce sont l’équivalent en composants de pas moins de 1600 assemblages de combustibles et grappes associées qui ont été livrés en Chine, ce qui correspond à 30 recharges de réacteurs à eau pressurisée de 1000 MW (CPR1000 ou M310+), permettant à Areva d’enregistrer une augmentation de ses ventes en Chine de 60 % par rapport à l’année précédente. Aujourd’hui, le groupe fournit 100 % des composants importés en Chine pour la fabrication des assemblages AFA 3G qui sont chargés dans la plupart des réacteurs de 2ème génération à eau pressurisée chinois.
Un décret autorise la filialisation des mines d’Areva
Le gouvernement français a approuvé le 14 décembre en conseil des ministres un décret autorisant la filialisation de l’activité minière du groupe Areva. Le principe de cette transformation des mines d’uranium d’Areva en filiales avait été décidé par le conseil de politique nucléaire du 21 février 2011. Cette filialisation est un préalable à l’examen de scénarios stratégiques et financiers visant à assurer le développement de cette activité, rappelle un communiqué gouvernemental. L’Etat français détient aujourd’hui 87 % du capital d’Areva. Le texte adopté le 14 décembre modifie le décret du 21 décembre 1983 relatif à ce groupe pour y inclure des dispositions relatives à la société Areva Mines. Compte tenu du caractère stratégique des activités de cette société, le décret fixe une condition de détention majoritaire du capital de cette filiale par Areva, ainsi que les modalités du contrôle de l’Etat, précise le communiqué gouvernemental.
Royaume-Uni : l’EPR reçoit la certification provisoire des autorités de sûreté britanniques
Areva s’est réjoui de la certification provisoire de l’EPR par les autorités de sûreté britanniques le 14 décembre, après 4 ans d’études de conception du réacteur, estimant que c’est "une étape clé dans la construction de réacteurs EPR au Royaume-Uni, technologie choisie par EDF". Cette annonce fait suite au contrat signé en juillet dernier avec EDF portant sur la fourniture par Areva des pièces forgées destinées au réacteur EPR de Hinkley Point C.
EDF rachète à EnBW ses participations en Pologne
EDF a annoncé le 21 décembre le rachat à EnBW, dont il est un ancien actionnaire, de ses parts minoritaires dans deux électriciens polonais, pour un montant total d’environ 301 millions d’euros. EDF acquiert ainsi respectivement 32,45 % et 15,59 % dans les sociétés polonaises Ersa et Kogeneracja, comme cela avait été envisagé dans le contrat de cession de la participation d’EDF dans EnBW au Land du Bade-Wurtemberg le 6 décembre 2010. A l’issue de cette opération, EDF possèdera 97,34 % d’ERSA (les 2,66 % restants étant détenus par les salariés de l’entreprise) et 50 % plus une action de Kogeneracja. Ersa détient la centrale électrique de Rybnik, qui comprend 8 unités charbon de 220 MW électriques et accueillera la future centrale à charbon supercritique à haut rendement de 900 MW, annoncée par le groupe EDF le 5 décembre 2011. Kogeneracja détient les centrales de production d’électricité et de chaleur de Wroclaw et de Siechnice (363 MW électriques et 1060 MW thermiques), ainsi que le cycle combiné gaz de Zielona Gora (190 MW électrique et 95 MW thermiques). La conclusion de cette transaction est conditionnelle à l’approbation des autorités de concurrence compétentes.
Forte augmentation des subventions pour les Commissions locales d’information
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, et Eric Besson, ministre de l’Energie, ont annoncé dans un communiqué le 14 décembre une augmentation de près de 70 % des subventions de l’Etat destinées aux Commissions locales d’information (CLI) et à leur association nationale (ANCCLI), pour les porter à 1 million d’euros en 2012. CLI et ANCCLI "jouent un rôle déterminant dans la transparence et la bonne information du public en matière de sûreté nucléaire. Elles permettent d’expliquer au quotidien les différents enjeux liés au nucléaire, d’exprimer les préoccupations légitimes du public, et de répondre aux questions qu’il se pose", ont expliqué les ministres. Cet effort budgétaire, consenti par le Gouvernement "malgré le contexte budgétaire difficile", "participe du devoir d’information de l’ensemble des acteurs de la filière nucléaire à destination de la population, et notamment des riverains des installations nucléaires", ont déclaré les ministres.
EDF choisit Areva pour la rénovation des systèmes de contrôle-commande de ses réacteurs 1300 MW
EDF a annoncé le 9 décembre avoir signé avec Areva un contrat de plus de 600 millions d’euros pour la rénovation des systèmes de contrôle-commande qui garantissent la sûreté de ses centrales d’une puissance de 1300 MW (Paluel, Flamanville, Saint-Alban, Cattenom, Belleville, Nogent sur Seine, Golfech et Penly). Ces travaux, qui seront effectués sur vingt réacteurs, s’inscrivent dans le dispositif industriel d’EDF pour améliorer en continu ses installations nucléaires, l’objectif étant d’accroître les performances du système de contrôle-commande garant de la sûreté nucléaire, indique le communiqué commun. Les premières opérations démarreront à partir de 2015, à l’occasion des troisièmes visites décennales des réacteurs. En tant que maître d’œuvre, Areva travaillera principalement avec son partenaire Rolls Royce, dont les équipes sont basées à Grenoble, pour la fourniture d’une grande partie de la technologie associée à ce contrat.
Le CEA et EDF renforcent leur collaboration scientifique sur les matériaux du nucléaire
Le CEA et EDF, à travers deux accords officialisés le 7 décembre, ont marqué le renforcement de leur coopération sur les matériaux du nucléaire. Le CEA est ainsi devenu membre associé du MAI (Materials Ageing Institute) d’EDF, tandis qu’un partenariat scientifique a été signé entre EDF R&D et le centre MINOS (Materials Innovation for Nuclear Optimized Systems) du CEA. Les deux entités pourront dans ce cadre développer leurs échanges techniques et scientifiques sur la tenue des matériaux, leurs performances, leur vieillissement et leur optimisation pour les systèmes nucléaires.
Areva fournira son système de contrôle-commande TELEPERM®XS aux réacteurs 3 et 4 de Tianwan
Areva a annoncé le 9 décembre que l’électricien chinois JNPC (Jiangsu Nuclear Power Corporation), filiale de CNNC (China National Nuclear Corporation), lui a attribué un nouveau contrat : un consortium, dirigé par Areva, fournira les systèmes de contrôle-commande de sûreté numérique et de contrôle-commande opérationnel complémentaire pour les réacteurs nucléaires Tianwan 3 et 4 de type VVER-1000 MW. Leur construction débutera en 2012 et l’exploitation commerciale de ces deux tranches est programmée respectivement pour 2018 et 2019. Le système de contrôle-commande de sûreté numérique TELEPERM®XS d’Areva retenu pour ce projet est déjà en service dans les tranches 1 et 2 de Tianwan depuis 2007.
Areva remporte le "Projet d’Ingénierie de l’Année" pour l’installation du système Teleperm XS
L’installation du système TELEPERM® XS d’Areva a remporté le prix du "Projet d’Ingénierie de l’Année" à la 13ème cérémonie annuelle des Prix Mondiaux de l’Energie organisée par Platts à New York le 2 décembre. L’installation en juin du système TELEPERM® XS d’Areva a été la première installation complète aux États-Unis d’un système numérique de contrôle-commande de sûreté et de protection des réacteurs. Le système permet un traitement numérique des fonctions à la pointe de la technologie pour le système de protection des réacteurs (RPS) et le système de protection de sauvegarde (ESPS). Fondés en 1999 et souvent décrits comme "les Oscars" du secteur de l’énergie, les Prix Mondiaux de l’Energie de Platts "mettent en valeur les réussites particulièrement marquantes d’entreprises et d’individus du secteur de l’énergie au niveau mondial", rappelle le groupe.
CNIM livre son premier système d’évacuation de combustible usage pour EPR
Le groupe industriel français CNIM a annoncé le 16 décembre qu’il livrerait dans le courant du mois son premier système d’évacuation de combustible usagé destiné à l’un des réacteurs EPR en construction en Finlande et en Chine. Cet équipement, un chariot de grandes dimensions assorti de divers accessoires et systèmes, permet de transférer des assemblages de combustibles nucléaires usés depuis la piscine de stockage jusqu’à un conteneur, et transporte ensuite ces conteneurs à l’extérieur de la centrale en toute sécurité, a expliqué CNIM dans un communiqué. Le groupe n’a pas révélé à quel EPR ce premier chariot de déchargement était destiné. CNIM avait remporté des contrats auprès d’Areva pour équiper de tels systèmes le réacteur EPR en construction à Olkiluoto (Finlande) et les deux en travaux à Taishan (Chine).
Rolls-Royce choisi par Areva pour la modernisation du parc français
Le motoriste britannique Rolls-Royce a annoncé le 19 décembre avoir remporté un contrat de 250 millions d’euros avec le groupe Areva dans le cadre du programme de modernisation des réacteurs nucléaires français. De nouveaux systèmes de contrôle bénéficiant de la technologie Rolls-Royce seront mis en place dans l’ensemble des 20 réacteurs de 1300 mégawatts exploités par EDF, a précisé le groupe britannique dans un communiqué. Ce plan de modernisation du parc français, visant notamment à en renforcer la sécurité, est supervisé par Areva pour le compte d’EDF. Areva et Rolls-Royce avaient renforcé leurs relations en mars dernier en signant un accord de partenariat industriel en vue de la construction au Royaume-Uni de réacteurs EPR, dans la cadre de la rénovation et de l’extension du parc nucléaire britannique.
EDF lance son application « EDF recrute » pour iPhone
EDF a lancé début décembre son application « EDF recrute » pour iPhone. En attendant l’application pour Androïd disponible début 2012, l’application « EDF recrute » permet aux candidats de retrouver sur leur iPhone de nombreuses offres d’emploi, d’alternance, de stage, de thèse et de Volontariat International en Entreprise proposées sur le site www.edfrecrute.com. Ils pourront ainsi rester informés en permanence des opportunités offertes par le Groupe. EDF recrute près de 5 000 personnes chaque année en France, dans tous les domaines et à tous les niveaux de formation.
Foratom : la part du nucléaire restera importante en Europe à l’horizon 2050
En dépit de l’impact de l’accident de Fukushima-Daiichi sur la politique énergétique de certains pays de l’UE, le nucléaire restera un pilier important des mix énergétiques pauvres en carbone, indique la feuille de route "Energy 2050 Roadmap" dont Foratom, syndicat professionnel de l’industrie nucléaire européenne, a présenté le 6 décembre une version actualisée après l’accident. Le nucléaire contribue actuellement à raison d’un tiers à l’approvisionnement énergétique de l’UE ; environ deux tiers de l’approvisionnement pauvre en carbone de l’Europe proviennent de centrales nucléaires, a précisé Foratom.
L’organisme, bien qu’il s’attende à ce que Fukushima ait "quelque effet sur les coûts et les durées des nouvelles constructions" de centrales nucléaires, conclut que "les incontestables avantages du nucléaire devraient prévaloir lorsqu’il s’agira de choix énergétiques pour l’avenir". La mise à jour conclut que les plans annoncés et confirmés pour de nouvelles capacités nucléaires en Europe "impliquent une part du nucléaire d’au moins 20 % dans la production d’électricité de l’UE en 2050".
La Commission européenne publie sa feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050
Pour réaliser son objectif de réduire de plus de 80 % les émissions polluantes d’ici à 2050, l’Europe devra produire son énergie quasiment sans émission de carbone. Comment y parvenir sans nuire à l’approvisionnement en énergie et à la compétitivité ? Telle est la question à laquelle répond la feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050, que la Commission a présentée le 15 décembre. Le document s’appuie sur une série de scénarios qui combinent efficacité énergétique, sources d’énergies renouvelables, nucléaire et captage et stockage de carbone, considérés comme les quatre grands axes de la "décarbonisation" de la production d’énergie. Cette feuille de route devrait permettre aux États membres d’effectuer les choix énergétiques qui s’imposent et d’installer un climat économique stable pour l’investissement privé, en particulier jusqu’en 2030.
Mission OSART à Cattenom
Une équipe d’experts de l’AIEA a effectué une mission d’évaluation de la sûreté en exploitation (OSART) à la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) entre le 14 novembre et le 1er décembre, à la demande du gouvernement français. Dans leurs conclusions, les experts ont relevé "une série de bonnes pratiques", qui seront partagées avec le reste de l’industrie nucléaire, et ont formulé plusieurs recommandations aux autorités de la centrale. La direction de la centrale de Cattenom a montré sa détermination à améliorer tous les points qui demandent à l’être, et a demandé un nouvel examen à l’AIEA dans environ 18 mois, a encore indiqué l’AIEA. La mission de Cattenom est la 166ème mission du programme OSART, qui a démarré en 1982.
Feu vert parlementaire à la reconduction de Bernard Bigot au poste d’administrateur général du CEA
Les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat ont donné le 7 décembre leur feu vert à la reconduction par Nicolas Sarkozy de Bernard Bigot à la tête du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Selon la Constitution, le président de la République ne peut procéder à une telle nomination si les commissions parlementaires s’y opposent à la majorité des trois cinquièmes. La commission des affaires économiques de l’Assemblée et la commission de l’économie du Sénat se sont chacune prononcées à l’unanimité en faveur de la reconduction de l’administrateur général du CEA. Le chef de l’Etat avait annoncé le 18 novembre son intention de reconduire dans ses fonctions Bernard Bigot, 61 ans, en poste depuis janvier 2009.
Japon : la procédure d’arrêt à froid de Fukushima menée à bien
La procédure d’"arrêt à froid" des réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi a été menée à bien, a annoncé le Premier ministre Yoshihiko Noda le 16 décembre. "Les réacteurs ont atteint le stade de l’arrêt à froid", a-t-il dit lors d’une réunion du comité de crise nucléaire. "Un état stable a été obtenu. Nous considérons que l’accident dans la centrale elle-même est terminé", a-t-il ajouté. "La situation est telle que les niveaux de radiation dans l’enceinte de la centrale peuvent désormais être maintenus à un niveau faible".
Un "arrêt à froid" signifie que l’eau utilisée pour refroidir le combustible est maintenue sous son point d’ébullition (100 °C) et permet ainsi d’éviter une surchauffe. La température de l’eau dans les trois réacteurs concernés a été ramenée sous ce seuil en septembre, mais Tepco, qui exploite la centrale, a voulu vérifier que la température et les radiations émises par la centrale demeuraient stables avant de déclarer l’arrêt à froid.
Le gouvernement avait posé cet arrêt à froid comme condition préalable au retour éventuel des 80 000 habitants évacués dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Il faudra des années encore avant de démanteler les réacteurs accidentés et traiter les conséquences de l’accident sur l’environnement. Des experts avancent une durée de quarante ans avant que le site puisse être considéré comme nettoyé et décontaminé.
Niger : Areva crée un Observatoire de santé
Areva a annoncé la création le 6 décembre, à Niamey (Niger), de l’Observatoire de la Santé de la Région d’Agadez (OSRA), un an après la mise en œuvre de l’Observatoire de la santé de Mounana au Gabon, dans le cadre du processus engagé en 2007 par Areva et ses partenaires. A l’identique de celui de Mounana pour les mines exploitées au Gabon, l’Observatoire de la Santé de la Région d’Agadez a pour objet le suivi de la santé des anciens travailleurs exposés à l’uranium dans les mines d’Areva au Niger, ainsi que la veille sanitaire des populations riveraines. La nouvelle structure permettra d’informer les autorités nigériennes, les anciens salariés et les populations environnantes des résultats du suivi sanitaire autour des sites miniers exploités par Areva. "Si des cas de maladies imputables à l’activité professionnelle étaient mis en évidence, les soins correspondants seraient pris en charge par Areva à l’identique de la couverture médicale française", indique le groupe. L’Osra mènera également une Etude d’Impact Sanitaire (EIS) autour du futur site minier d’Imouraren pour établir un point sanitaire initial avant exploitation qui servira de référence à l’examen ultérieur de l’impact sanitaire de l’activité minière.
Areva inaugure une nouvelle chaudière à haute pression au Centre Technique de Karlstein (Allemagne)
Un an et demi après le cinquantième anniversaire du Centre technique de Karlstein, Areva a officiellement mis en service la nouvelle chaudière à haute pression du site. De type Benson, livrée par ThyssenKrupp Xervon Energie (TKXE) en septembre dernier, la chaudière a été inaugurée le 1er décembre au sein de l’Innovations-Park du site de Karlstein. La chaudière fait partie du Centre technique de Karlstein et a fourni de la vapeur aux bancs d’essais d’Areva depuis le 15 novembre, lors de la réalisation des tests de fonctionnement. Le Banc d’Essai Intégré de Karlstein (INKA) permet de recueillir les dernières connaissances sur le comportement des systèmes de sûreté passifs des réacteurs à eau bouillante de type KERENA.
Royaume-Uni : NuGen baptise Moorside son projet de Sellafield
NuGen, co-entreprise entre le Français GDF Suez et l’Espagnol Iberdrola (via sa filiale Scottish Power), a baptisé Moorside son projet de construction d’une centrale nucléaire en Combrie, à côté de Sellafield. Nugen avait obtenu début novembre du conseil de la collectivité locale l’autorisation de procéder à des investigations de site sur le terrain que l’entreprise a l’intention d’acquérir pour la construction de deux réacteurs d’une puissance totale pouvant atteindre 3600 MW.
Royaume-Uni : Westinghouse Electric s’associe à DBD
Westinghouse Electric Company a annoncé le 12 décembre la signature d’un "important" protocole d’entente avec la société d’ingénierie DBD concernant le développement futur de l’AP1000 au Royaume-Uni. L’accord couvre un large éventail de sujets de collaboration, parmi lesquels les étapes finales du processus de certification du réacteur (Generic Design Assessment), la définition de la licence relative au site d’accueil du réacteur, etc.
Jordanie : le nom du constructeur du premier réacteur devrait être connu le 15 mars
La Jordanie annoncera le 15 mars 2012 le nom de la société qui construira le premier réacteur nucléaire du royaume, a indiqué le chef de la Commission de l’énergie nucléaire jordanienne Khaled Toukan dans des déclarations publiées le 7 décembre. Les offres des trois sociétés retenues en juin - Atmea (consortium Areva - Mitsubishi), la compagnie russe Atomstroyexport et la compagnie d’énergie atomique canadienne AECL - sont en cours d’examen, a-t-il indiqué dans une interview au quotidien gouvernemental AI-Raï. "II est prévu d’annoncer le 15 mars le choix de la technologie retenue avec comme priorité la sécurité", a-t-il affirmé. "Nous nous attendons à ce que la sélection technique du site se fasse à la fin de l’année [...] et la construction devra commencer au second semestre 2013", a-t-il ajouté. Le choix entre les trois sociétés avait précédemment été annoncé pour novembre 2011. Les raisons du retard n’ont pas été données.
Pologne : trois sites présélectionnés pour la première centrale nucléaire
La première centrale nucléaire que la Pologne s’apprête à construire dans les prochaines années sera située sur le littoral de la Baltique, dans le nord du pays, a annoncé le groupe polonais d’énergie PGE, responsable technique du programme nucléaire le 25 novembre. Trois localités proches de la mer, Zarnowiec, Choczewo et Gaski, ont été pré-sélectionnées sur une centaine de propositions. Le choix définitif du site sera annoncé dans deux ans environ, en même temps que celui du vainqueur d’un appel d’offres pour la construction de la centrale, a précisé le président de PGE, en rappelant que le groupe PGE devrait lancer cet appel d’offres avant la fin de l’année.
La Pologne gèle sa participation au projet nucléaire de Visaginas
La Pologne a décidé de geler sa participation au projet de construction de la centrale nucléaire de Visaginas en Lituanie, a annoncé le 9 décembre le groupe énergétique polonais PGE. "Compte tenu des conditions qui se sont avérées inacceptables à l’étape actuelle, et tenant compte d’autres projets clefs du groupe, nous avons décidé de suspendre la participation au projet avant qu’un quelconque engagement formel soit pris", a déclaré le président du PGE. "Le retrait de l’un des partenaires n’est pas crucial pour nous. Nous allons continuer à travailler avec nos partenaires régionaux et l’investisseur stratégique", a ensuite déclaré à Vilnius le ministre de l’Energie lituanien. "Notre objectif stratégique n’a pas changé", a de son côté assuré le Premier ministre lituanien. "Le projet a une base économique très solide et reste compétitif", a-t-il ajouté. Outre la Pologne, la Lettonie et l’Estonie étaient impliqués dans le projet de Visaginas. Le consortium nippo-américain Hitachi GE Nuclear Energy avait été choisi en janvier 2011 par le gouvernement lituanien pour négocier en exclusivité la construction de la centrale.
Australie : levée de l’interdiction d’exporter de l’uranium vers l’Inde
Lors de la Journée officielle du parti gouvernemental (Australian Labor Party, ALP) début décembre, les délégués se sont prononcés en faveur de la levée de l’interdiction d’exporter de l’uranium à destination de l’Inde. C’est par 206 voix contre 185 que l’ALP au pouvoir en Australie a voté en faveur de la levée de l’interdiction. Auparavant, le Premier ministre Julia Gillard avait plaidé la cause du projet en avançant que "la levée de l’interdiction d’exporter serait positive pour l’économie et les emplois en Australie". Elle avait promis que les normes les plus rigoureuses en termes de garanties seraient observées pour tout accord d’exportation qui serait passé avec l’Inde, afin que l’uranium exporté serve des fins civiles exclusivement. L’association australienne AUA (Australian Uranium Association) a salué le résultat du vote.
Certification de la conception de l’AP1000 aux Etats-Unis
La NRC (Nuclear Regulatory Commission) américaine a certifié fin décembre pour le marché américain la conception de l’AP1000 modifiée par Westinghouse Electric Company LLC. L’AP1000 est un système à eau sous pression de 1100 MW, certifié une première fois par la NRC au début de 2006. Ayant revu la conception de l’installation sur divers points, Westinghouse avait présenté le 27 mai 2007 une demande de re-certification à la NRC. La NRC est arrivée à la conclusion que la conception modifiée de l’AP1000 satisfaisait désormais aux marges sécuritaires améliorées qui avaient été exigées. La re-certification par la NRC restera valable pendant quinze ans.
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