SFEN Jeune Génération
Accueil du site > Archives > L’actualité du nucléaire - Juin 2010

L’actualité du nucléaire - Juin 2010

vendredi 2 juillet 2010

L’expansion de l’énergie nucléaire : une contribution majeure à la lutte contre le changement climatique

Presque un quart de la production mondiale d’électricité pourrait provenir du nucléaire d’ici 2050, lui donnant un rôle majeur dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est la conclusion principale de la "Feuille de route des technologies énergétiques : énergie nucléaire" (Nuclear Energy Technology Roadmap) publiée mi-juin par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN). Une telle expansion nécessitera plus qu’un triplement des capacités de production sur les 40 prochaines années, un objectif que la feuille de route considère ambitieux mais réalisable. (Développement)

Grâce au nucléaire, la France émet moins de CO2 que d’autres pays développés

Comparée avec d’autres pays développés, la France émet moins de CO2 grâce à son énergie électrique essentiellement assise sur le nucléaire, indique une étude de l’Insee publiée mi-juin, qui montre aussi que les ménages aisés ont "l’empreinte carbone" la plus forte. La France représente 1 % de la population mondiale, 3 % du produit intérieur brut (PIB) et 1,3 % des émissions de CO2 du monde, relève cette étude. "Son intensité d’émission de CO2 par habitant, tout en étant plus élevée qu’en moyenne sur le globe, reste nettement inférieure à celle de nombre de pays développés comparables (Etats-Unis et autres pays d’Europe de l’Ouest)", indique l’Insee. Ceci s’explique par le fait que l’énergie électrique produite en France est à 90 % produite avec des technologies non émettrices de CO2 : énergie nucléaire (entre 75 % et 78 %) et énergie hydroélectrique (entre 11 % et 13 %), souligne l’étude. Un tiers de émissions de CO2 provient de la combustion des hydrocarbures utilisés par les ménages pour se déplacer et chauffer leurs logements, deux tiers sont émis par l’appareil de production national.

Publication du deuxième plan de gestion des déchets radioactifs

La deuxième édition du plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) a été présentée le 4 juin par Pierre-Franck Chevet, directeur général de l’énergie et du climat au Ministère de l’Écologie (DGEC) et André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Cette édition a été élaborée au sein d’un groupe de travail pluraliste qui réunit "les producteurs de déchets, les représentants politiques et administratifs, les organisations responsables de la gestion des déchets radioactifs et non radioactifs ainsi que les associations et parties prenantes concernées". L’objectif du plan est de dresser tous les trois ans un bilan exhaustif de la gestion des matières radioactives et de présenter les actions qui restent à mettre en œuvre. Le PNGMDR est transmis au Parlement et donne par ailleurs lieu à une évaluation par l’Office parlementaires des choix scientifiques et technologiques et à la publication d’un décret (en cours de préparation pour le plan 2010-2012). Le groupe de travail sera également attentif aux recommandations qui pourront être formulée par le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN).

La France et la Russie étendent leur coopération dans le nucléaire civil

Deux accords de coopération dans le nucléaire civil ont été signés en juin entre la France et la Russie. Le premier, le 8 juin à Moscou entre le CEA et le russe Rosatom. ". Les spécialistes russes pourront désormais se rendre aux centres scientifiques français et vice versa. Nous comptons coopérer sur les déchets radioactifs et le combustible nucléaire usé, sur les réacteurs à neutrons rapides, le combustible MOX", a indiqué le directeur de Rosatom, Sergueï Kirienko. Le nouvel accord, qui remplace les documents de 1993 et 2000, élargit le domaine de la coopération nucléaire entre les deux pays. Les parties ont décidé de créer un comité de coordination et envisagent d’adopter un programme d’actions communes à l’automne prochain. Le deuxième accord a été signé entreEDF et Rosatom le 19 juin, à St Petersbourg. Il porte sur la recherche et développement, le combustible nucléaire, "ainsi que pour des coopérations concernant des installations nucléaires existantes ou actuellement en cours de construction", indique EDF. L’accord prévoit également que les deux groupes coopèrent au travers d’échanges d’expérience et de formations, incluant notamment des visites de sites industriels dans les deux pays. Des comités exécutifs seront créés pour chaque domaine de collaboration. Ils seront supervisés par un comité stratégique EDF-Rosatom.

Inauguration d’un creuset froid à La Hague

Areva a inauguré le 17 juin, sur le site de La Hague, le creuset froid, technologie innovante de vitrification des déchets nucléaires issue de recherches communes du CEA et d’Areva. Une "première mondiale pour la vitrification des déchets radioactifs de haute activité", a souligné le groupe dans un communiqué. En présence d’élus de la région et de représentants du CEA, la présidente du Directoire d’Areva Anne Lauvergeon a salué "la prouesse industrielle et technologique que constitue le creuset froid". La technologie du creuset froid(1) permet d’atteindre de plus hautes températures, supérieures à 1200°C, de vitrifier ainsi une gamme plus étendue de déchets radioactifs et d’accroître les cadences de production. Le refroidissement des parois conduit par ailleurs à allonger la durée de vie du matériel. La mise en exploitation du creuset froid est l’aboutissement d’une étroite collaboration entre le CEA et Areva depuis plus de 25 ans. (1) Le principe du creuset froid est d’induire directement des courants électriques au sein du verre pour élever sa température sans chauffer le creuset.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire lance une revue des options de sûreté du réacteur Atmea1

AtmeaTM a signé début juin un accord avec l’Autorité de Sûreté Nucléaire française (ASN), afin de réaliser une revue des options de sûreté d’Atmea1TM, le réacteur à eau sous pression de 1100 MW qu’elle développe. L’objectif de cette revue, menée avec l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), est d’évaluer les options de sûreté du réacteur par rapport à la réglementation de sûreté française, ce qui constitue une étape importante pour la certification du réacteurLes conclusions de cette revue seront publiées à l’automne 2011. ATMEATM, créée en novembre 2007, est une coentreprise formée par Areva et Mitsubishi Heavy Industries dont le siège social se trouve à Paris (site : http://www.atmea-sas.com). Elle vise une position de leader sur le marché mondial des réacteurs nucléaires de taille moyenne.

Finalisation de la cession à Alstom et Schneider Electric de l’activité Transmission et Distribution d’Areva

Suite à l’accord des autorités de la concurrence, du décret pris sur avis de la Commission des Participations et des Transferts et à l’issue du processus d’information-consultation mené avec les différents Comités d’Entreprise, le groupe Areva a finalisé le 7 juin la cession de ses activités Transmission et Distribution à Alstom et Schneider Electric. La cession de l’activité Transmission et Distribution avait été décidée le 30 juin 2009 par le Conseil de Surveillance d’Areva dans le cadre du plan de développement du groupe. L’accord de consortium prévoit les transferts des activités Transmission (environ deux tiers du total) à Alstom et Distribution (environ un tiers) à Schneider Electric, ainsi que leurs modalités de gestion. Alstom et Schneider Electric ont annoncé leur intention de développer les coopérations entre leurs activités Transmission et Distribution, incluant des accords commerciaux et des licences. Des accords de R&D sont prévus pour le développement de technologies innovantes.

Suède : feu vert du Parlement à la relance du nucléaire

Le parlement suédois a approuvé le 17 juin, par 174 voix contre 172, une proposition gouvernementale en votant le remplacement des réacteurs nucléaires existants, au terme de leur durée de vie, malgré l’opposition et des écologistes. Le plan avait été annoncé en février 2009 par le gouvernement de Centre-droit. En 1980, les Suédois avaient voté par referendum en faveur de la fermeture des leurs réacteurs nucléaires à l’horizon 2010. En vertu de la décision approuvée par le Parlement, les dix réacteurs en activité - deux ayant été fermés depuis 1999 -, qui produisent près de la moitié de l’électricité du pays, seront remplacés lorsqu’ils arriveront en fin de vie. A quelques jours du vote, des militants de Greenpeace étaient parvenus à entrer dans la centrale nucléaire de Forsmark au nord de Stockholm. Au début des débats, des activistes de Greenpeace ont de nouveau manifesté devant le Parlement avec une bannière appelant à "voter non". Lors du débat parlementaire, la dirigeante du parti des Verts a critiqué le gouvernement, l’accusant d’agir à court terme. L’opposition a annoncé qu’elle reviendrait sur la décision, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2011, si elle remportait les élections de septembre.

Le GNEP devient l’IFNEC

Le Global Nuclear Energy Partnership (GNEP) a changé de nom pour devenir l’International Framework for Nuclear Energy Cooperation (IFNEC), afin d’élargir la mission du Partenariat pour mieux prendre en compte les nouveaux développements internationaux. C’est ce qu’a annoncé le groupe de direction du GNEP lors de sa dernière réunion à Accra, au Ghana, mi-juin. Il s’agit de "refléter les développements survenus dans le monde depuis les débuts du partenariat, en 2007", indique un communiqué du Department of Energy (DOE) américain, à l’origine de ce projet. L’IFNEC entend passer à la vitesse supérieure afin d’augmenter la part du nucléaire dans le monde.

Olkiluoto 3 : installation de la cuve du réacteur

Le consortium Areva-Siemens a annoncé le 21 juin avoir introduit la cuve dans le bâtiment réacteur du réacteur EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande. La cuve a ainsi été transférée du hangar où elle était entreposée au pied de l’enceinte du réacteur, puis a été introduite dans le bâtiment réacteur avant son installation verticale dans le puits. Ce composant en acier pèse 420 tonnes, mesure 5,3 mètres de diamètre et 10,6 mètres de hauteur. Le consortium avait remis début juin à son client finlandais TVO, futur exploitant du réacteur d’Olkiluoto 3 (OL3), le calendrier opérationnel de la dernière phase de construction menant au chargement du combustible dans le cœur du réacteur. Les autorités compétentes ne vont pas remettre en cause l’architecture du système de contrôle-commande, annonce le consortium, qui prévoit pour fin 2012 l’exploitation nucléaire d’OL3, caractérisée par le chargement du combustible dans le réacteur.

Espagne : pas de risque pour la santé à proximité des sites nucléaires selon le CSN

Le Conseil de sécurité nucléaire (CSN), autorité de sûreté nucléaire espagnole, a rendu public début juin un rapport sur l’impact sur la santé des sites nucléaires dans le pays. Sa conclusion est formelle : "il n’y a pas de risque accru de cancer pour les populations vivant à proximité des installations". C’est le résultat de l’étude épidémiologique réalisée en collaboration avec le CSN par l’Institut Carlos III, auprès de 1000 municipalités comptant 8 millions d’habitants. Une étude qui a duré quatre ans, mais qui a repris des données sur quasiment trente ans, et qui a visé les communes à proximité des sites des réacteurs (328 dans le périmètre de moins de 30 km) mais aussi à proximité des installations du cycle du combustible (177 dans la zone 0 à 30 km).

GDF Suez et E.ON signent un protocole d’accord sur le nucléaire en Italie

GDF Suez et son homologue italien E.ON ont signé début juin un protocole d’accord sur le marché actuel et futur du nucléaire en Italie, afin de "participer activement au renouveau de cette énergie dans le pays". Les deux entreprises se déclarent également "favorables à une étroite coopération avec des industriels locaux et les clients électro-intensifs en Italie". Les deux groupes entendent examiner "tous les aspects essentiels relatifs à un nouvel investissement dans une centrale nucléaire, en particulier la technologie, la localisation et le partenariat industriel", et comptent engager "un dialogue avec les pouvoirs publics nationaux et locaux, sur les mécanismes permettant de promouvoir un environnement réglementaire stable, clair et prévisible", selon leur communiqué commun. GDF Suez et E.ON disposent déjà de participations dans 30 centrales nucléaires en Allemagne, en Belgique, en France et en Suède. E.ON en exploite neuf et GDF Suez sept.

Espagne : la licence d’Almaraz prolongée de 10 ans

Le ministère espagnol de l’Industrie a renouvelé début juin pour dix années supplémentaires la licence d’exploitation de la centrale nucléaire d’Aimaraz, propriété d’Iberdrola, Endesa et Gas Natural Fenosa. Une décision attendue suite à l’avis positif que le Conseil de sûreté nucléaire (CSN) avait rendu en avril dernier. Néanmoins, des doutes subsistaient en raison de la promesse de campagne du Premier ministre en exercice, José Luis Zapatero, de sortir le pays du nucléaire. Cette position s’était traduite en juillet dernier par la prolongation réduite à quatre ans de la centrale de Santa Maria de Garoña alors que le CSN avait proposé 10 ans. Avec cette autorisation ; les réacteurs 1 et 2 d’Almaraz fonctionneront donc jusqu’en 2020, date à laquelle ils fêteront respectivement leurs 39 et 37 années d’exploitation.

Le japonais MHI s’associe à l’espagnol Iberdrola

Le conglomérat industriel japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a annoncé début juin avoir signé une lettre d’intention avec le groupe espagnol Iberdrola Ingenieria y Construccion pour participer à des appels d’offres de construction de centrales nucléaires en Europe. "Nous souhaitons ainsi accélérer l’introduction de nos réacteurs avancés à eau pressurisée EU-APWR dans des pays européens", a expliqué MHI dans un communiqué diffusé à Tokyo. En vertu de cet accord exclusif, MHI est censé, en cas de contrat remporté, prendre en charge la conception des installations ainsi que la fourniture des équipements principaux. Quant à la société d’ingénierie Iberdrola Ingenieria, elle sera, le cas échéant, amenée à penser et gérer les travaux connexes et à regrouper puis tester les matériels périphériques. L’offre de MHI repose sur un réacteur à eau pressurisée de 1700 MW, fondé sur un modèle conçu pour le Japon mais spécialement adapté aux réglementations européennes. MHI est par ailleurs partenaire du groupe français Areva au sein d’une co-entreprise appelée Atmea qui développe actuellement un réacteur de moyenne puissance.

Union Européenne : enquête sur des clauses de non-concurrence entre Areva et Siemens

La Commission européenne a annoncé le 2 juin l’ouverture d’une enquête sur des clauses de non-concurrence souscrites entre le français Areva et l’allemand Siemens, ex-partenaires dans le nucléaire. Cela "signifie qu’il y a matière à enquête, mais ne préjuge pas du résultat final de celle-ci", rappelle Bruxelles. Areva et Siemens avaient réuni en 2001 leurs activités respectives dans le domaine du nucléaire civil dans une entreprise commune, Areva NP. Mais le groupe allemand a annoncé début 2009 sa décision de sortir de cette coentreprise dans les réacteurs nucléaires. Siemens reste néanmoins lié à Areva dans certains domaines par des clauses qui lui interdisent de concurrencer son ex-partenaire pendant au moins huit ans. Ce qui l’empêche de concrétiser sa coentreprise dans le nucléaire avec le groupe public russe Rosatom, créée sur le papier en mars 2009 afin de développer des réacteurs à eau sous pression VVER. Siemens tente donc de faire casser ces restrictions. De son côté, Areva conteste le prix auquel il doit racheter les 34 % de parts de Siemens dans Areva NP et accuse l’allemand d’avoir rompu unilatéralement leur contrat.

Chine : divergence de la première tranche de Ling Ao Phase 2

La première tranche de Ling Ao Phase 2 a divergé le 9 juin. Ce réacteur, qui a pour référence les tranches jumelées françaises 900 MW, avec une turbine dérivée d’Arabelle, est la tête de série du CPR-1000 (modèle chinois). Sa puissance est de 1080 MWe et il a été conçu pour une durée de vie de 60 ans. Le CPR 1000 a été développé dans le cadre des accords de transfert de technologie signés en juillet 1992 et octobre 1995 avec Framatome. La part locale est de 50 % sur la première tranche de Ling Ao Phase 2, et sera de 70 % sur la deuxième ; il y a douze tranches du même modèle en construction en Chine et à peu près autant en projet par la joint-venture CGNPC/Siemens (55 % - 45 %). GNPC s’apprête à proposer ce modèle hors de Chine (ce qui, selon les accords, nécessite l’accord au cas par cas d’Areva). La construction a commencé le 15 décembre 2005.

Etats-Unis : Urenco inaugure une usine d’enrichissement d’uranium à Eunice

Urenco a annoncé début juin l’inauguration de son usine d’enrichissement d’uranium à Eunice, dans l’Etat du Nouveau-Mexique. L’usine, exploitée par les Louisiana Energy Services (LES), filiale d’Urenco, et baptisée Urenco USA/LES, utilisera la technique de centrifugation Urenco pour la première fois aux Etats-Unis. Lorsqu’elle sera pleinement opérationnelle, l’usine devrait produire 5700 unités de travail de séparation (UTS) par an. Urenco précise qu’à plein rendement, les quantités d’uranium enrichi pour combustible produites par l’usine seront suffisantes pour assurer environ 10 % des besoins en électricité des États-Unis. Urenco Ltd exploite également trois installations d’enrichissement en Europe : Almelo aux Pays-Bas, Gronau en Allemagne et Capenhurst en Grande-Bretagne, dont la capacité total s’élevait à 12 200 tonnes d’UTS à fin 2009.

Brésil : début des travaux de construction de la 3è centrale nucléaire

Les travaux de construction de la troisième centrale nucléaire du site d’Angra dos Reis ont commencé, a annoncé début juin l’entreprise publique Electronuclear. La Commission nationale de l’énergie nucléaire (Cnen) avait délivré la veille la dernière autorisation qui manquait pour construire ce troisième réacteur civil au Brésil. Les travaux d’Angra 3 sont estimés à environ 4,9 milliards de dollars et l’usine devrait être opérationnelle fin 2015. Sa construction, qui avaient été interrompue au en 1985 par manque de fonds, va créer 9000 emplois directs et 15 000 indirects dans la région. Angra 3 sera édifiée sur la plage d’Itaorna, à 150 km au sud de Rio de Janeiro, et aura une capacité de 1405 MW. Ensemble, les centrales d’Angra 1 (650 MW), Angra 2 (1350 MW), déjà en fonctionnment, et Angra 3 approvisionneront la ville de Rio de Janeiro.

Russie/Canada : ARMZ porte à 51 % sa participation dans Uranium One

Le groupe minier canadien Uranium One a annoncé début juin que la société d’Etat russe, Atomredmetzoloto (ARMZ), filiale de l’agence russe de l’énergie atomique Rosatom, allait porter à 51 % sa participation à son capital. ARMZ apportera en échange sa part de 50 % dans la mine d’Akbastau et celle de 49,67 % dans la mine de Zarechnoye, toutes deux situées dans le sud Kazakhstan, ainsi que 610 millions de dollars américains en argent comptant. De son côté, Uranium One va émettre 356 millions de nouvelles actions en faveur du groupe russe, valorisant ainsi l’accord à plus de 932 millions de dollars canadiens (884 Mdollars américains). ARMZ détenait déjà 23,1 % du groupe canadien de Vancouver, auquel il avait cédé, l’an dernier, sa part de 50 % dans l’entreprise Karataou, qui exploite un gisement d’uranium au Kazakhstan. ARMZ a également accepté, sous certaines conditions, de ne pas vendre ou acheter d’actions d’Uranium One pendant une période de 18 mois après le bouclage de l’accord, attendu avant la fin de l’année.

Ukraine/Russie : accord pour construire deux réacteurs nucléaires en Ukraine

La Russie va financer partiellement l’achèvement de deux nouveaux réacteurs nucléaires dans la centrale de Khmelnitski, dans l’ouest de l’Ukraine, conformément à un accord bilatéral signé début juin à Kiev. Le document a été paraphé par des responsables au ministère ukrainien de l’Energie et l’agence russe de l’Energie atomique Rosatom. "La partie russe assurera" la partie essentielle du financement de ce projet, a indiqué le chef de Rosatom, S. Kirienko. Une partie des fonds sera accumulée grâce à des crédits des banques d’Etat russes, a-t-il précisé. En avril, le Premier ministre russe, V. Poutine, avait indiqué que Moscou pourrait accorder à Kiev un crédit de cinq à six milliards de dollars (4,2 à 5,1 milliards d’euros) à l’achèvement des troisième et quatrième réacteurs à Khmelnitski. La centrale de Khmelnitski dispose de deux réacteurs, mis en exploitation en 1987 et en 2004. La construction de deux autres unités, commencée à l’époque soviétique a été suspendue depuis.

Corée du Sud/Turquie : signature d’un accord de coopération dans le nucléaire civil

La Corée du Sud et la Turquie ont conclu mi-juin un accord de coopération dans le domaine du nu• cléaire civil alors que des entreprises sud•coréennes ambitionnent de construire une centrale nucléaire en Turquie. Le Président sud-coréen et son homologue turc en visite en Corée du Sud, ont convenu d’accroître "une coopération substantielle dans différents domaines", tels que le commerce, l’investissement, l’énergie, la construction et l’industrie de défense, a indiqué la présidence sud-coréenne. Les deux Présidents ont notamment assisté à la signature, par leurs ministres de l’Energie respectifs, d’un protocole d’accord sur une coopération dans le nucléaire. Les compagnies turque EUAS et sud-coréenne Korea Electric Power Corp (Kepco) avaient signé en mars à Istanbul un accord préliminaire visant à la construction d’une centrale nucléaire à Sinop dans le nord de la Turquie. Si Ankara reste ouverte aux propositions d’autres compagnies pour la construction de cette centrale, Kepco et la société publique turque Electricity Generation ont d’ores et déjà entamé les études techniques.

Retrouvez toute l’actualité du nucléaire sur le site de la SFEN, rubrique Actualités

SPIP | contact@sfenjg.org | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | mis à jour le 5 février 2012