N. Sarkozy appelle à un développement mondial du nucléaire civil
Lors de la conférence internationale sur l’accès au nucléaire civil organisée les 8 et 9 mars derniers par la France en coordination avec l’AIEA et avec le concours de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire, N. Sarkozy a appelé à développer le recours au nucléaire civil dans le monde et demandé aux institutions financières internationales de "s’engager résolument dans le financement" de l’énergie électronucléaire. Yukiya Amano, chef de l’AIEA, a déclaré que "l’électronucléaire peut apporter une contribution majeure au développement économique et aider à atténuer les changements climatiques". Pour faciliter l’accès du nucléaire civil aux pays en développement, N. Sarkozy a annoncé la création d’un Institut international de l’énergie nucléaire regroupant les meilleurs enseignants et chercheurs français dans le cadre d’un réseau international destiné à former des spécialistes du nucléaire civil. Enfin, J. M. Barroso, président de la Commission Européenne, a annoncé "une initiative européenne pour relever les normes de sécurité et de sûreté internationales et les rendre juridiquement contraignantes partout dans le monde".
L’AlEA et Moscou signent un accord pour une réserve de combustible nucléaire
L’Agence internationale de l’énergie atomique et la Russie ont signé fin mars à Vienne un accord portant sur la création d’une banque internationale de combustible nucléaire en Sibérie. Le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, et le directeur de Rosatom, Sergueï Kirienko, ont paraphé le texte qui permettra aux pays respectant le traité de non-prolifération d’obtenir de l’uranium faiblement enrichi auprès de cette réserve, sous l’égide de l’AIEA. La banque sera installée sur le site d’Angarsk (sud-est de la Russie), où existe depuis 2007 un centre d’enrichissement de l’uranium commun avec le Kazakhstan. Le site disposera à terme de 120 tonnes de combustible nucléaire faiblement enrichi (entre 2 % et 4,95 %), disponible au prix du marché.
Création de l’ENSTTI
L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a annoncé début mars la création, avec le GRS allemand, l’UJV tchèque et le LEI lituanien, de l’ENSTTI, Institut européen de formation et de tutorat en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection (European Nuclear Safety Training and Tutoring Institute. La création de cet Institut a été annoncée le 8 mars par le Président Sarkozy, lors de son discours sur le nucléaire civil à l’OCDE. Intervenant en aval des formations universitaires ou d’un premier parcours professionnel dans le secteur nucléaire, l’ENSTTI offrira des formations courtes appliquées et des stages longs de tutorat pour enseigner les savoir-faire européens de recherche et d’expertise en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Ouverture du débat public sur la construction du deuxième EPR à Penly
Le débat public sur le projet de deuxième réacteur nucléaire EPR français qu’EDF veut implanter sur le site de la centrale de Penly, près de Dieppe (Seine-Maritime), s’est ouvert le 24 mars et doit durer quatre mois. "Le débat portera sur l’opportunité, les objectifs et les caractéristiques principales du projet", a précisé Philippe Deslandes, le président de la Commission nationale du débat public (CNDP), au cours d’une conférence de presse à Rouen. Le débat sera organisé par une commision locale présidée par Didier Houi, par ailleurs directeur de l’Agence régionale pour l’environnement (ARPE) de Midi-Pyrénées. Il comprendra une douzaine de réunions publiques, sera doté d’un site internet dédié et s’articulera autour d’un document de 150 pages fourni par EDF, le maître d’ouvrage. Si EDF confirme son projet à l’issue du débat, la construction de ce réacteur pourrait commencer en 2012 pour un couplage au réseau en 2017. ce réacteur sera le premier en France à ne pas être la propriété à 100% d’EDF qui en sera toutefois l’actionnaire majoritaire aux côtés d’autres industriels comme Total et GDF-Suez.
Traitements anticancéreux : Areva va construire une installation de production d’isotopes
Areva Med LLC, filiale d’Areva, a annoncé début mars la construction d’une unité de production de Plomb-212* de qualité médicale située sur son site de Bessines dans le Limousin. Cet isotope rare est utilisé dans les traitements anti-cancéreux par alpha-immunothérapie. En médecine nucléaire, le développement des nouveaux traitements est lié à la disponibilité des isotopes. Avec cette installation, qui sera mise en service en 2013, le Plomb-212 deviendra plus disponible et permettra la création de nouveaux traitements contre les formes les plus agressives du cancer, explique le groupe. En 2009, Areva a été distingué par la Clinton Global Initiative pour ses efforts dans le développement de méthodes innovantes pour la production de plomb-212.
Les réacteurs Osiris et BR2 augmentent leur production de radio-isotopes de diagnostic médical
L’interruption du réacteur de Petten (Pays-Bas) mi-février pour six mois, s’ajoutant à la suspension de fonctionnement prolongée pour réparation du réacteur NRU (Canada), risquait d’entraîner un très forte diminution de la capacité mondiale de production des radio-isotopes et particulièrement du Technétium 99m, le plus utilisé dans le domaine du diagnostic médical. C’est pourquoi le CEA a décidé de doubler la production de son réacteur OSIRIS, afin de couvrir 10 % des besoins mondiaux. Et ce en en concertation avec ses partenaires européens, en particulier le SCK-CEN (Belgique), qui de son côté a décidé d’augmenter celle du BR2 pour fournir au moins 25 % de la production mondiale annuelle, contre 15 % précédemment. Près de 95 % de la production mondial de Technétium-99m sont assurés par cinq réacteurs de recherche : BR2 en Belgique, HFR aux Pays-Bas, NRU au Canada, OSIRIS en France et Safari en Afrique du Sud.
EDF se voit accorder 5 ans de plus pour financer le démantèlement de ses centrales
Selon une loi du 28 juin 2006, le groupe EDF avait jusqu’à la mi-2011 pour constituer le portefeuille d’actifs destiné à payer à terme la déconstruction de ses centrales nucléaires, le stockage des déchets et la gestion du combustible usé. Le projet de loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) réformant le marché de l’électricité, qui a été transmis fin mars par le gouvernement au Conseil d’Etat, propose de repousser cette échéance à 2016, afin de donner plus de temps au groupe public pour constituer ces réserves. Ce projet de loi a en effet tenu compte du fait que la crise financière a fait chuter la valeur du portefeuille du groupe.
Inauguration de GUINEVERE, maquette du 1er démonstrateur mondial de
Les ministres belges Paul Magnette, ministre du Climat et de l’Energie, et Sabine Laruelle, ministre de la Politique scientifique, Michel Spiro, directeur du CNRS/IN2P3, Hervé Bernard, administrateur général adjoint du CEA et Eric van Walle, directeur général du SCK•CEN, ont inauguré le 4 mars à Mol, en Belgique, la maquette GUINEVERE, modèle à puissance réduite du premier démonstrateur mondial de "Systèmes Pilotés par Accélérateurs" (ou ADS pour "Accelerator Driven System"). Ce projet d’ADS, appelé MYRRHA, dont la construction est prévue dans les années à venir, contribuera dès 2022-2023 au développement de solutions novatrices aussi bien dans le domaine du nucléaire que dans ceux de la médecine, de l’industrie et des énergies renouvelables. GUINEVERE est le fruit d’une collaboration entre le SCK•CEN, le CNRS et le CEA.
Anne-Marie Idrac se réjouit de la candidature d’Areva à l’appel d’offres de Temelin
En visite à Prague début mars, Anne-Marie Idrac s’est réjouie de la candidature du groupe Areva pour la construction de deux nouveaux réacteurs de la centrale tchèque de Temelin. Le groupe figure en effet parmi les trois candidats qualifiés fin février par l’électricien tchèque CEZ pour l’appel d’offres concernant la construction des réacteurs 3 et 4 de Temelin (sud-ouest), avec l’américain Westinghouse et un consortium des sociétés russes Atomstroïexport et Hydropress avec le tchèque Skoda JS. Les négociations avec les candidats doivent être lancées en mai, et la signature finale du contrat est attendue au printemps 2012. Le centrale de Temelin compte actuellement deux tranches équipées chacune d’un réacteur VVER de conception russe d’une puissance de 1000 MW.
Création d’un laboratoire international associé franco-indien en physique nucléaire
Un Laboratoire international associé (LIA) en physique nucléaire a été créé mi-mars entre le CEA, le CNRS/IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) et le Centre de recherche atomique Bhabha indien (Bhabha Atomic Research Centre/Tata Institute of Fundamental Research – BARC/TIFR)). Cette création fait suite à la signature, en janvier 2008, d’un premier accord entre le Ganil (Grand accélérateur national d’ions lourds, CNRS/CEA) et le BARC dans les domaines des accélérateurs et de l’instrumentation associée. Les signataires avaient alors proposé que cette coopération soit étendue à un champ d’intérêt plus large entre le CNRS/IN2P3, le CEA et les laboratoires indiens. Par ce LIA, la France, avec le Ganil, et l’Inde, avec le BARC/TIFR, pourront principalement collaborer sur la construction de Spiral2, l’accélérateur de particules linéaire dont le démarrage est prévu en 2012. Spiral2 produira des noyaux exotiques légers et lourds à des intensités extrêmement élevées qui permettront d’explorer les confins de la matière. Spiral2 est le fruit de collaborations techniques et scientifiques entre de nombreux laboratoires français, européens et internationaux.
Les Etats-Unis et l’Inde trouvent un accord sur le retraitement des déchets nucléaires
Les Etats-Unis et l’Inde sont parvenus fin mars à un accord sur le retraitement des déchets nucléaires, un élément essentiel de leur accord historique de collaboration nucléaire civile signé fin 2008, a annoncé le département d’Etat américain. Cet accord, qui stipule que l’Inde pourra procéder au retraitement après usage de combustible fourni par les Etats-Unis, était l’une des principales entraves à la mise en œuvre du pacte de 2008, qui mettait fin à des décennies d’interdiction de collaboration nucléaire des Etats-Unis avec l’Inde et visait à cimenter une nouvelle relation stratégique entre les deux pays. L’accord de 2008, pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, autorise les Etats-Unis à vendre à l’Inde des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies. En contrepartie, l’Inde s’engage à ouvrir certaines de ses installations nucléaires aux inspections de l’ONU.
Le gouvernement allemand étudie la reprise de l’exploitation du centre de stockage de Gorleben
Le gouvernement allemand a annoncé mi-mars qu’il étudiait la possibilité de reprendre l’exploitation du centre de stockage de déchets nucléaires de Gorleben après un moratoire de dix ans. Gorleben, dans le nord de l’Allemagne, avait été choisi comme centre de stockage de déchets nucléaires il y a 30 ans mais ce site avait été le théâtre de manifestations anti-nucléaires ayant donné lieu à des affrontements entre les militants et la police. En 2000, le gouvernement, alors composé de sociaux-démocrates et de Verts, avait imposé un moratoire de dix ans pour trouver des sites de remplacement, mais ces recherches avaient été bloquées en raison d’oppositions politiques. Le ministre de l’Environnement a annoncé une étude en matière de sécurité, qui prendra sept ans, pour déterminer si cette ancienne mine de sel désaffectée pourrait accueillir les déchets radioactifs des 17 centrales nucléaires du pays.
Toshiba et Westinghouse débutent le commerce conjoint d’uranium
Toshiba et sa filiale américaine Westinghouse ont annoncé fin mars avoir créé une société commune, Advance Uranium Asset Management (A-UAM), détenue à 60 % par le premier et 40 % par le second, pour le négoce d’uranium pour les centrales électronucléaires. Cette entreprise gérera toutes les transactions liées à l’achat, au transport, au stockage, à la conversion et à l’enrichissement d’uranium. Toshiba participe à un projet de mine d’uranium au Kazakhstan et s’est aussi associé à la compagnie d’électricité de Tokyo, Tepco, pour être partie prenante d’un autre gros chantier minier au Canada. La nouvelle société emploiera le savoir-faire de Westinghouse en matière de négoce d’uranium en bénéficiant des ressources détenues par Toshiba.
Japon : l’exploitation de Tsuruga-1 prolongée jusqu’en 2016
La préfecture de Fukui a autorisé Tsugura-1, la plus ancienne tranche de centrale nucléaire du Japon, à poursuivre son exploitation jusqu’en 2016. La tranche, exploitée par la Japan Atomic Power Company (JAPC), est la première qui va pouvoir être exploitée au Japon au-delà de sa durée de fonctionnement de 40 années initialement prévue. La JAPC avait fait connaître en 2002 qu’elle avait l’intention d’arrêter définitivement en 2010, pour des raisons économiques, la tranche nucléaire Tsuruga-1 (BWR, 341 MW) en service depuis 1969. Mais comme les deux nouvelles tranches APWR de ce site ne pourront pas être mises en service comme prévu cette année, mais seulement respectivement en mars 2016 (Tsuruga-3) et en 2017 (Tsuruga-4), JAPC avait déposé une demande de prolongation d’exploitation auprès des autorités locales, à l’automne 2009. Le ministère de l’Industrie avait préalablement approuvé la demande de JAPC.
Canada/Chine : premier chargement d’uranium recyclé dans un réacteur Candu
Pour la première fois le 22 mars, Energie atomique du Canada limitée (EACL) a chargé avec succès une grappe de combustible contenant de l’uranium recyclé récupéré à partir de réacteurs à eau légère dans la tranche 1 du réacteur à eau lourde sous pression (RELP) Candu de la centrale chinoise de Qinshan phase III. Au cours des six prochains mois, des grappes de combustible correspondant à 24 équivalents d’uranium naturel devraient être utilisés dans cette tranche. Le combustible d’équivalent d’uranium naturel est obtenu en mélangeant de l’uranium récupéré à partir de combustible usé de réacteurs à eau légère avec de l’uranium appauvri provenant d’installations d’enrichissement. La démonstration commerciale du combustible d’équivalent d’uranium naturel constitue la phase finale d’un projet de recherche conclu entre EACL et ses trois partenaires chinois, TQNPC (Third Qinshan Nuclear Power Plant), NPIC (Nuclear Power Institute of China) et CNNFC (China North Nuclear Power Company Ltd.).
Le gouvernement polonais confirme la date de 2020 pour une première centrale nucléaire
La responsable de l’énergie nucléaire du gouvernement polonais a confirmé mi-mars la date de 2020, annoncée l’an dernier, pour l’entrée en service de la première centrale nucléaire de Pologne, et a donné la liste des sites possibles. Une deuxième centrale pourrait être mise en service vers 2025, selon les projets du gouvernement présentés en 2009. Elle a également présenté une liste de 28 sites possibles, en tête desquels viennent celui de Zarnowiec près de Gdansk (nord), suivi de Warta Klempicz dans l’ouest et Kopan dans le nord. Le groupe énergétique d’Etat PGE, qui sera le principal investisseur de la centrale, a également annoncé que les choix précis des localisations des deux futures centrales nucléaires, ainsi que celui de la technologie et celui du partenaire stratégique, se feront d’ici la fin de l’année. Selon Mme Trojanowska, parmi des investisseurs potentiels figurent le français Areva,les groupes américains Westinghouse et General Electric, ainsi que des groupes japonais et sud-coréens.
GE Hitachi signe des accords avec la Pologne et l’Italie dans le nucléaire civil
GE Hitachi Nuclear Energy (GEH) a annoncé e 9 mars la signature de deux accords. Un nouvel accord avec Polska Grupa Energetyczna SA (PGE), pour construire des réacteurs ABWR (1350 MWe) ou ESBWR (1520 MWe) en Pologne. La Pologne, dont environ 90 % de l’électricité produite provient de centrales à charbon, envisage de construire deux centrales nucléaires de 3000 MW chacune pour diversifier sa production énergétique. Le groupe PGE a précisé que l’accord ne contenait "pas de clause d’exclusivité concernant le développement de l’énergie nucléaire en Pologne". Le groupe polonais a déjà signé avec EDF un accord similaire pour des réacteurs EPR en novembre. Et le deuxième avec la Fondation EnergyLab pour envisager la possibilité d’équiper les nouvelles centrales nucléaires de réacteurs GEH, modèles ABWR et ESBWR. Organisme à but non-lucratif basé à Milan, EnergyLab (Fondazione EnergyLab) coopère avec les principaux fournisseurs d’énergie italiens, des universités et des collectivités locales afin de répondre aux défis énergétiques et environnementaux du pays.
Emirats Arabes unis/Etats-Unis : création du Golf Nuclear Energy Infrastructure Institute
Des organisations des Emirats Arabes Unis (EAU) et les Etats-Unis ont décidé mi-mars la création du "Golf Nuclear Energy Infrastructure Institute" (GNEII) à Abu Dhabi. Le GNEII proposera une formation et une assistance dans les domaines de la sûreté nucléaire, de la sécurité et de la non-prolifération nucléaire pour le programme nucléaire civil que projettent les EAU. Il sera rattaché à l’Université de la science, de la technologie et de la recherche de Khalifa (Khalifa University of Science. Technology and Research) et sera soutenu par l’Emirates Nuclear Energy Corporation et l’Autorité de surveillance nucléaire des EAU. Parmi les organisations américaines qui participent au projet figurent les Sandia National Laboratories et le Nuclear Security Science and Policy Institute de l’Université de Texas A&M. L’accord relatif à la création du GNEII a été signé à l’occasion de la "Conference on Human Resource Development" de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui s’est déroulée à Abu Dhabi.
Turquie/Corée du Sud : accord préliminaire pour la construction d’une centrale nucléaire
Les compagnies nationales de production d’électricité turque (EUAS) et sud-coréenne (Korea Electric Power Corp - Kepco). ont signé le 10 mars à Istanbul un accord préliminaire visant à la construction d’une centrale nucléaire (Sinop) dans le nord de la Turquie. Les deux entreprises vont mener des travaux préliminaires et, "si un terrain commun avec des conditions acceptables par tous voit le jour, l’accord principal entre les deux gouvernements sera signé", a déclaré le Premier ministre turc. La Turquie "reste toutefois ouverte aux propositions d’autres compagnies pour la construction de la centrale", a affirmé le ministre de l’Energie T. Yildiz. Ankara a signé en janvier un accord similaire avec la Russie pour la construction d’une autre centrale à Akkuyu (sud). Les deux accords interviennent après l’annulation en novembre d’un appel d’offres pour la construction de la centrale d’Akkuyu. Une seule entreprise, la société d’Etat russe Atomstroyexport, s’était portée candidate et la procédure avait été annulée après l’invalidation par un tribunal de trois articles du règlement régissant le concours public.
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