EDF et l’énergéticien britannique Centrica finalisent leur accord
Le groupe EDF et Centrica plc ont finalisé le 26 novembre l’accord annoncé en mai 2009 aux termes duquel EDF acquiert la participation de 51 % de Centrica dans l’électricien belge SPE-Luminus et Centrica acquiert 20 % de Lake Acquisitions, holding qui détient 100 % de British Energy, ainsi que 20 % de la société de projet d’EDF créée pour la construction de nouvelles centrales nucléaires au Royaume-Uni. Avec l’acquisition d’une participation majoritaire dans SPE, deuxième énergéticien de Belgique, EDF "sera pleinement à même de développer la concurrence sur le marché belge, dans le cadre d’un partenariat renouvelé avec les autres actionnaires de SPE-Luminus", indique le groupe, ajoutant : " SPE bénéficiera du savoir-faire d’EDF dans la production thermique et les énergies renouvelables, et de sa dimension européenne dans le trading et les approvisionnements en gaz naturel". La transaction permet aussi à EDF d’être accompagné par l’énergéticien britannique Centrica pour prendre part à la relance de l’énergie nucléaire au Royaume-Uni.
Les autorités de sûreté britanniques réaffirment leur confiance dans la technologie EPR
Les autorités de sûreté britanniques (HSE) ont publié le 27 novembre le troisième volet de leur rapport d’évaluation du réacteur EPR, dans lequel "elles réaffirment leur confiance en la technologie proposée par Areva en vue de la possibilité de construire le réacteur EPRTM sur les sites désignés au Royaume-Uni" a indiqué le groupe français. Cette publication marque la mi-parcours de la procédure de certification du réacteur. Les conclusions définitives du GDA sur la conception de l’EPR sont prévues pour mi-2011. Areva s’est engagé à "fournir dans les délais prévus les réponses aux sujets mentionnés dans le rapport". Les autorités de sûreté britanniques "ont qualifié de constructives les réponses fournies par Areva et EDF en ce qui concerne le système de contrôle-commande. Elles estiment que les propositions formulées seront satisfaisantes" a souligné Areva. Les autorités de sûreté de sûreté britanniques, finlandaises (STUK) et françaises (ASN) avaient publié le 2 novembre une déclaration commune dans laquelle, dans le cadre des procédures de certification de l’EPR, elles soulevaient des questions portant sur l’indépendance du système de contrôle-commande de sûreté par rapport aux systèmes de contrôle-commande opérationnels. Areva avait alors indiqué qu’en Finlande, suite à la demande de STUK en décembre 2008 d’avoir des informations complémentaires sur le contrôle-commande et la documentation émise, le consortium Areva-Siemens avait fourni ces informations et complété la documentation, qui avait reçu la validation du client TVO. En France, l’ASN, dans une lettre adressée le 15 octobre 2009 à EDF, avait également demandé des informations complémentaires sur le contrôle-commande et Areva et EDF s’étaient engagés à fournir les informations attendues avant la fin de l’année. "Il est tout à fait habituel que des questions soient soulevées avant la certification définitive et la mise en chantier d’un nouveau réacteur", a indiqué Areva, ajoutant que "ces échanges font partie intégrante d’un processus transparent".
Areva signe un contrat à long terme d’enrichissement avec le tchèque CEZ
Areva a annoncé mi-novembre avoir signé avec l’électricien tchèque CesKe Energeticke Zavody (CEZ) un contrat de 15 ans portant sur la fourniture de services d’enrichissement d’uranium pour les unités 1 et 2 de la centrale nucléaire de Temelin. Ce nouvel accord "complète le carnet de commandes déjà très conséquent de la future usine d’enrichissement Georges Besse II d’Areva", souligne le groupe. CEZ, l’un des principaux producteurs européens d’énergie, exploite 6 réacteurs nucléaires (sur les 2 sites de Dukovany et Temelin) qui alimentent 31 % des besoins en électricité de la République Tchèque. CEZ a récemment indiqué vouloir étendre son réseau de réacteurs nucléaires avec la construction de 2 nouvelles unités dans le courant de la prochaine décennie.
EDF et le polonais PGE signent un accord sur le nucléaire en Pologne
EDF et le groupe énergétique polonais PGE ont signé un protocole d’accord de coopération dans la perspective du lancement par la Pologne de son programme nucléaire civil, a annoncé mi-novembre le groupe PGE. Le protocole prévoit des études de faisabilité du déploiement en Pologne de réacteurs EPR et de la construction d’un premier réacteur EPR d’ici 2020. PGE et EDF se sont aussi mis d’accord pour "engager un dialogue sur un partenariat industriel possible dans la construction de centrales nucléaires EPR en Pologne". PGE a cependant souligné que le document signé avec l’EDF n’accordait aucune exclusivité au groupe français. Le groupe polonais envisage de construire deux centrales nucléaires d’une capacité initialement fixée à 3000 MW chacune. Le lancement du premier réacteur est prévu pour la fin de 2020.
Areva a reçu 3 offres fermes pour son activité Transmission et Distribution
Dans le cadre du processus de mise en vente de son activité Transmission et Distribution lancé le 30 juin dernier, dont la date limite pour la remise des offres engageantes était fixée au 9 novembre 17 heures, Areva a annoncé avoir reçu 3 offres, émanant de :
Alstom/Schneider
General Electric
Toshiba/INCJ
Le groupe va les examiner.
EDF inaugure des nouveaux laboratoires de recherche sur le vieillissement des matériaux
EDF a inauguré le 16 novembre aux Renardières, à Moret-sur-Loing (77), les nouveaux laboratoires du centre de recherche sur le vieillissement des matériaux (Materials Ageing Institute, MAI). Fondé en janvier 2008 par le groupe EDF, l’électricien japonais TEPCO (Tokyo Electric Power Corporation) et l’institut de recherche américain EPRI (Electric Power Research Institute), le MAI vise à "fédérer les besoins et les compétences d’industriels autour de la problématique du vieillissement des matériaux utilisés dans les centrales électriques, existantes ou futures, nucléaires, thermiques à flamme ou hydrauliques, pour anticiper le vieillissement et permettre d’augmenter en toute sûreté la durabilité des matériaux, des composants et des structures". Représentant la moitié des exploitants de centrales nucléaires dans le monde, le MAI concentre actuellement ses travaux de recherche sur le développement des connaissances et des modèles pour permettre à ses membres de mieux gérer la durée de fonctionnement de leurs centrales. Dirigé par EDF, regroupant 80 chercheurs, ingénieurs et techniciens, est doté d’un budget annuel de 9 millions d’euros.
Création d’une chaire commune Centrale-Supélec en association avec la FEED d’EDF
L’Ecole Centrale Paris et Supélec ont annoncé mi-novembre la création d’une chaire d’enseignement et de recherche "Sciences des Systèmes et défis énergétiques" en partenariat avec la Fondation européenne pour les énergies de demain créée par EDF en 2008. Prévue pour une période initiale de 5 ans, la chaire développera ses activités dans deux directions principales : d’une part des activités de formation et de projets pour les élèves de Centrale Paris et de Supélec, en particulier le master International "Nuclear Energy", ouvert à la rentrée 2009 dans lequel les 2 écoles sont parties prenantes ; et d’autre part des activités de recherche et d’innovation sur les systèmes complexes appliqués au domaine de l’énergie (modélisation, analyse et conception des systèmes complexes, incluant la gestion des incertitudes liées au facteur humain).
Les générateurs de vapeur et le pressuriseur sur le site d’Olkiluoto 3
Les quatre générateurs de vapeur et le pressuriseur ont été livrés le 24 novembre à la centrale d’Olkiluoto 3 en Finlande, au terme d’un voyage entamé fin octobre à l’usine de Chalon/St-Marcel, où ils ont été fabriqués. Ces composants ont été transportés par voie maritime jusqu’au port de Rauma, en Finlande, puis acheminés jusqu’au site de la centrale. Chaque générateur de vapeur mesure 24,15 mètres, pour un diamètre de 3,8 mètres et un poids atteignant 500 tonnes. Le pressuriseur pèse environ 150 tonnes.
Première utilisation de Mox préparé en Europe dans une centrale japonaise
La compagnie régionale d’électricité japonaise Kyushu Denryoku (Kyushu Electric Power), a indiqué avoir mis en route le 5 novembre le réacteur N°3 de sa centrale de Genkai (sud), le premier à être alimenté par du combustible Mox préparé en Europe à partir de combustible usé japonais. Après un démarrage progressif expérimental de quelques semaines, l’exploitation commerciale ne devrait reprendre que début décembre, après obtention des feux verts nécessaires de la part des autorités concernées. Areva avait fabriqué en 2007 du Mox pour trois compagnies japonaises, Kyushu Electric Power, Shikoku Electric Power et Chubu Electric Power, afin qu’elles l’utilisent pour alimenter leurs centrales. La cargaison est arrivée au Japon en mai. Les dix compagnies japonaises d’électricité sont tenues de faire fonctionner une partie de leurs réacteurs nucléaires avec du Mox à partir de 2010, selon le souhait exprimé en 1997 par le gouvernement.
Londres désigne les sites de dix nouvelles centrales nucléaires
Le gouvernement britannique a désigné le 9 novembre dix sites qui devraient héberger de nouvelles centrales nucléaires. Sept sites proposés ont déjà abrité des installations nucléaires, dont trois prévus en Cumbria, dans le nord-ouest de l’Angleterre, près de l’usine de retraitement de Sellafield. Un site évoqué précédemment, à Dungeness, dans le sud-est de l’Angleterre, a finalement été écarté pour des raisons environnementaIes. Le gouvernement a aussi annoncé une modification de la législation sur l’autorisation de la construction des centrales, espérant voir certaines centrales entrer en service dès 2018 afin de lutter contre le changement climatique. La Grande-Bretagne dispose actuellement de dix centrales nucléaires en activité, dont deux doivent fermer l’an prochain. "La menace du changement climatique signifie que nous devons faire la transition d’un système qui repose lourdement sur les énergies fossiles émettant beaucoup de CO2, vers un système radicalement différent qui inclut le nucléaire, les énergies renouvelables et le charbon propre", a expliqué le ministre à l’Energie et au Changement climatique, Ed Miliband. Le ministre a indiqué devant la Chambre des Communes qu’aucune nouvelle centrale à charbon ne serait autorisée sans équipements de capture et de stockage du carbone.
Chine : la construction des réacteurs EPR a débuté à Taishan
Les travaux de gros œuvre des deux réacteurs nucléaires de type EPR ont démarré en Chine, a annoncé Pierre Gadonneix, p-dg d’EDF début novembre au cours d’une assemblée générale des actionnaires du groupe. "Le premier béton vient d’être coulé la semaine dernière en Chine sur le site de Taishan" (province du Guangdong), a-t-il déclaré. Les deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR ont été vendus en novembre 2007 à la Chine par Areva pour 8 milliards d’euros, combustible compris. EDF doit devenir l’exploitant de ces réacteurs. La mise en service de la première unité est prévue fin 2013 et la seconde en 2015.
EON et RWE veulent investir 16,7 milliards d’euros dans le nucléaire britannique
Les groupes allemands d’énergie RWE et EON ont annoncé début novembre leur intention d’investir 16,7 milliards d’euros via la société commune qu’ils ont fondée pour construire de nouvelles centrales nucléaires en Grande-Bretagne. La société commune, "Horizon Nuclear Power", détenue à égalité par les deux partenaires et dont la création avait été annoncée il y a plusieurs mois, devrait commencer à fonctionner le 16 novembre. Les deux groupes, rivaux en Allemagne, tablent sur une mise en service en 2020 pour leur première centrale au Royaume-Uni. Ils veulent installer d’ici 2025 une capacité totale de 6000 mégawatts dans le pays, et employer 5000 personnes à la construction. Le Royaume-Uni a décidé de relancer la construction de centrales nucléaires pour renouveler son parc, lançant une concurrence intense entre groupes européens. RWE et EON ont déjà remporté deux terrains pour construire leurs réacteurs, à Wylfa, au Pays de Galles et à Oldbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Le français EDF notamment s’est aussi lancé dans la course.
Espagne : démantèlement de la centrale de Zorita
Le Conseil espagnol de sûreté nucléaire (CSN) a annoncé début novembre avoir donné son feu vert aux opérations de démantèlement de la centrale de Zorita (Guadalajara). Propriété de l’ex-Union Fenosa (absorbé par Gas Natural), la centrale a cessé son activité le 30 avril 2006 après décision du gouvernement deux ans plus tôt. Un peu plus de trois années ont été nécessaires pour que le combustible refroidisse et que le démantèlement puisse commencer. Enresa, compagnie publique chargée de la gestion de fin de cycle, est devenue titulaire des installations. Les travaux devraient commencer courant décembre.
La Jordanie confie à l’australien Worley Parsons la phase préparatoire au lancement de son programme électronucléaire
La compagnie australienne Worley Parsons a remporté mi-novembre un contrat de 11,3 M$ de la commission jordanienne de l’énergie atomique (JAEC) pour réaliser la phase préparatoire au lancement du programme civil jordanien. Worley Parsons aura la charge de déterminer en premier lieu quelle technologie conviendra le mieux aux deux réacteurs dont le Royaume souhaite se doter : l’EPR d’Areva, le Candu 6, d’AECL, l’APR-1400 de Kepco ou un réacteur russe. La compagnie réalisera également une étude de faisabilité technique sur le cycle du combustible et financière et assistera la JAEC dans les processus d’appels d’offres. Enfin, elle aidera à la constitution de l’entreprise publique/privée jordanienne qui sera propriétaire et qui exploitera la centrale.
La Slovénie projette un second réacteur nucléaire à Krsko entre 2020 et 2025
La Slovénie veut construire un second réacteur à la centrale nucléaire de Krsko entre 2020 et 2025, selon le nouveau calendrier annoncé fin novembre par le ministre de l’Economie. Le projet de deuxième réacteur à Krsko, dont la construction était prévue pour 2017 par l’ancien gouvernement de centre-droit, a pris du retard en raison de la crise économique et de l’absence d’un site de stockage pour des matériaux peu ou moyennement radioactifs. Sur ce dernier point, le ministre a annoncé une solution d’ici fin 2009. Le parlement slovène discutera de l’extension de cette centrale, opérée conjointement avec la Croatie voisine, en 2010 pendant l’examen du programme énergétique, selon le ministre.
Feu vert au rachat de 50 % de la mine kazakhe de Karatau par Uranium One
Le ministre kazakh de l’Energie a donné fin novembre son aval au transfert des parts d’Atomredmetzoloto, une filiale de l’agence fédérale russe Rosatom, dans la mine de Karatau à la compagnie canadienne Uranium One. Annoncé en juin, cet accord entre les deux groupes prévoit l’acquisition de 50 % de la mine de Karatau par Uranium One en échange de 16,6% de son capital et 90 millions de dollars en cash plus 60 millions de dollars sur 3 ans en fonction des résultats. Cette opération devrait permettre à Uranium One d’accroître de 35 % sa production de minerai. Pour Rosatom, il s’agit de prendre pied sur le marché international du combustible.
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