Le Giec constate une intensification du réchauffement climatique
Les événements météorologiques extrêmes tels que pluies torrentielles, sècheresses et vagues de forte chaleur vont devenir plus fréquents et plus intenses, indique le résumé à l’intention des décideurs du "Rapport spécial sur la gestion des risques de catastrophes et de phénomènes extrêmes pour les besoins de l’adaptation au changement climatique" présenté le 18 novembre à Kampala (Ouganda) par le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Le rapport complet sera publié en février 2012. Le résumé, destiné à éclairer les décideurs sur les enjeux de l’évolution du climat, appelle à s’y préparer en développant des mesures dites d’adaptation.
La température mondiale devrait augmenter de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d’ici 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre +1,8 et +4°C, indiquait le rapport de 2007. Les données recueillies depuis montrent qu’"il n’y a pas vraiment d’indices que le réchauffement se soit arrêté ou marque une pause", constate le climatologue Jean Jouzel. Le changement climatique est imputable - avec 90 % de certitude selon le Giec - à la hausse des émissions de gaz à effet de serre (+3 % en moyenne par an sur la dernière décennie) qui ont atteint de nouveaux sommets en 2010.
Union Européenne : les tests de résistance en bonne voie, selon la Commission
Les tests de résistance des centrales nucléaires européennes sont en bonne voie et renforceront la sûreté et la sécurité nucléaire dans l’UE, a déclaré la Commission le 24 novembre dans sa première communication à ce sujet. À la suite de l’accident nucléaire de Fukushima, l’UE a convenu d’effectuer des tests volontaires pour la totalité des 143 réacteurs électronucléaires en service sur son territoire, sur la base de critères communs. Dans sa communication, la Commission examine les premières constatations issues de ces tests et indique quelques domaines politiques où le cadre de l’UE dans le domaine de la sûreté nucléaire pourrait être renforcé au moyen de normes communes.
Les exploitants devaient remettre leur rapport final pour le 31 octobre2011 et les autorités nationales pour le 31 décembre 2011. Les rapports finaux nationaux feront l’objet d’un examen par les pairs menés par des experts d’autres États membres et un représentant de la Commission européenne. La Commission européenne présentera les résultats définitifs au Conseil Européen lors de sa réunion dejuin2012. Les rapports nationaux et les résultats de l’examen par les pairs seront rendus publics. Les rapports nationaux sur l’avancement des tests sont disponibles sur le site de l’ENSREG (http://ec.europa.eu/energy/nuclear/...).
Maintenir un socle de production électronucléaire pour assurer la sécurité d’approvisionnement
Eric Besson, ministre de l’Energie, a réuni le 21 novembre la cellule de veille sur le passage de l’hiver réunissant les producteurs, fournisseurs, gestionnaires de réseau et grands consommateurs d’électricité en France. Si les prévisions "a priori plutôt rassurantes", deux points de vigilance importants ont été identifiés : la disponibilité de nos capacités d’importation d’électricité suite à la fermeture de 8 réacteurs nucléaires en Allemagne et la vulnérabilité des régions Bretagne et PACA en matière d’approvisionnement électrique. La réduction de la production nucléaire allemande devrait conduire à un plus grand recours au centrales à charbon de l’est de l’Europe, d’où une augmentation des prix et des émissions de gaz à effet de serre.
E. Besson a également présenté les grandes lignes de la réforme en cours pour garantir sur le long terme la sécurité de l’approvisionnement électrique de la France aux pics de consommation, avec des besoins d’investissement importants identifiés à l’horizon 2015-2016. "Le maintien du socle nucléaire est la première réponse à cet enjeu. Au-delà, nous allons mettre en place en 2012 une obligation de capacité pour tous les fournisseurs d’énergie et lancer un appel à projets pour que les investissements nécessaires d’ici 2015 soient réalisés", a annoncé Eric Besson.
Uniden : une sortie du nucléaire menacerait près de 2 millions d’emplois dans les industries électro-intensives
L’UNIDEN, qui représente les industries consommatrices d’énergie en France, a attiré l’attention sur les risques de délocalisation des productions industrielles liés à une sortie du nucléaire, dans les industries très consommatrices d’électricité. Pour certaines en effet, le prix de l’électricité peut représenter jusqu’à 70 % du coût de revient. Il constitue un critère déterminant dans les décisions d’investissement de groupes internationaux en situation de concurrence mondiale. L’Uniden a également estimé à près de 2 millions le nombre d’emplois qui, au sein et autour d’industries sensibles au prix de l’électricité, seraient concernés par la perte de compétitivité résultant d’une hausse de ce prix.
EDF dément vouloir abandonner l’EPR
EDF a publié le 14 novembre un communiqué suite à un article paru dans "La Tribune", intitulé : " En pleine polémique sur Flamanville, EDF se prépare à abandonner l’EPR".
"Contrairement à l’interprétation de l’article de la Tribune paru ce jour, EDF dément avoir l’intention d’abandonner l’EPR. Les équipes sont pleinement mobilisées pour les deux chantiers tant en France qu’à l’international. L’EPR est un atout pour la filière industrielle française constituant une formidable opportunité d’activité et de développement. A Flamanville, les premiers kWh produits par l’EPR seront commercialisés par EDF en 2016. L’EPR, avec une puissance de 1650 MW, est un réacteur encore plus sûr, avec des objectifs de conception très exigeants et plus respectueux de l’environnement, avec des quantités de rejets et de déchets réduites et optimisées par rapport à la quantité d’énergie produite."
"1 million d’emplois seraient mis en péril" par une sortie du nucléaire, selon H. Proglio
Henri Proglio, pdg d’EDF, a déclaré dans Le Parisien le 9 novembre, à propos des conséquences qu’aurait pour la France une sortie du nucléaire : " D’abord, cela augmenterait probablement de 50 % les émissions de gaz à effet de serre à cause de l’utilisation du charbon, du gaz et du pétrole pour remplacer le nucléaire. C’est ce que fait l’Allemagne. En France, cela impliquerait aussi un investissement de 400 milliards d’euros pour remplacer le parc existant par des moyens de production alternatifs, ce qui se traduirait par un doublement de la facture d’électricité. J’ajoute qu’une telle décision menacerait 400 000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire, 500 000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l’aluminium, qui risquerait de partir à l’étranger. Il faut y ajouter 100 000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France. Au total, 1 million d’emplois seraient mis en péril et cela coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB. Rien de tout cela n’est inimaginable. Techniquement, c’est faisable et on peut très bien choisir de le faire, voilà ce que cela impliquerait."
Electricité : 3 scénarios pour la France à l’horizon 2030 (UFE)
Le rapport "Electricité 2030 : quels choix pour la France ?" de l’Union Française de l’Electricité publié le 7 novembre examine 3 scénarios de production d’électricité à l’horizon 2030 : un scénario "70 % nucléaire", un deuxième "50 % nucléaire" et un troisième "20 % nucléaire". L’UFE retient que, dans les deux scénarios de réduction de la production nucléaire, "plus le nucléaire décroît, plus les énergies renouvelables augmentent. Toutefois, il est impossible de couvrir complètement la décroissance du nucléaire par des ENR. Il faut donc des moyens thermiques pour la compenser, mais aussi pour assurer le secours des ENR lorsqu’il n’y a pas de vent, de soleil, de pluie, et préserver, ainsi, la sécurité du système électrique". Ce qui entraine de plus fortes émissions de CO2.
L’augmentation des prix de l’électricité, inéluctable quel que soit le scénario, est d’autant plus forte que la diminution de la production nucléaire est élevée. L’UFE estime le montant des investissements requis à 70 Mds d’€ dans la maîtrise de la consommation, entre 36 et 44 Mds d’€ dans les réseaux de transport, et entre 99 et 111 Mds d’€ dans les réseaux de distribution. Le montant d’investissement dans les capacités de production du scénario "nucléaire à 70 %" est évalué à 322 Mds d’€ ; le scénario "nucléaire à 50 %", entraine, par rapport au 1er scénario, des dépenses d’investissements supplémentaires de 60 Mds d’€ ; et la différence des niveaux d’investissements entre le scénario "nucléaire à 70 %" et "nucléaire à 20 %" est de 112 Mds d’€.
Rapport publié sur : www.ufe-electricite.fr
Areva et CNNC renforcent leur collaboration dans la gestion de la base nucléaire installée
Areva et CNNC (China National Nuclear Corporation) ont signé un protocole d’accord pour renforcer la collaboration des deux groupes "dans les domaines de la sûreté nucléaire et de l’excellence opérationnelle". Aux termes de l’accord, les deux groupes travailleront notamment à l’amélioration de la performance d’exploitation et à l’optimisation des opérations de maintenance des réacteurs existants (base installée). Un groupe de travail sera mis en place pour explorer le périmètre et les modalités de cette collaboration qui englobera un retour d’expérience de l’accident de la centrale de Fukushima ainsi que des mesures d’optimisation des centrales exploitées par CNNC.
Signature d’une déclaration conjointe France-Russie sur l’énergie nucléaire et la politique énergétique
François Fillon et Vladimir Poutine ont signé le 18 novembre une déclaration conjointe sur l’énergie nucléaire et la politique énergétique à Moscou, à l’occasion du 16ème séminaire intergouvernemental franco-russe. Ils "attachent une grande importance au développement du secteur électronucléaire", pour un développement responsable et durable, la satisfaction des besoins énergétiques présents et futurs et la lutte contre le changement climatique. Ils reconnaissent les atouts du nucléaire "en termes de compétitivité, de sécurité d’approvisionnement et de faible niveau d’émissions de gaz à effet de serre".
Ils soutiennent le plan d’action sur la sûreté nucléaire adopté en septembre par l’AIEA dont ils "reconnaissent le rôle central pour l’établissement de normes internationales". L’accident de Fukushima ayant mis en évidence le besoin de renforcer la coopération internationale en matière de sûreté nucléaire, ils soutiennent la tenue, en 2012, d’une réunion extraordinaire des Parties contractantes de la Convention de sûreté nucléaire (CSN). Ils "sont convaincus que les réacteurs de génération III, qui répondent aux niveaux de sûreté les plus élevés, doivent désormais constituer la norme des technologies exportées pour les nouveaux réacteurs".
Ils prennent acte de l’organisation d’un partenariat stratégique entre EDF et Rosatom, notent le développement dynamique des relations entre Areva et Rosatom et se réjouissent et de la coopération CEA-Rosatom pour la génération IV.
Nouveaux accords entre Areva et Kazatomprom
Eric Besson, ministre de l’Industrie, a présidé le 4 novembre à Astana, avec Asset Issikechev, Vice-Premier ministre et ministre kazakhstanais de l’Industrie, la cérémonie de signature d’un nouvel accord entre Areva et Kazatomprom. Cet accord engage la création au Kazakhstan, 1er producteur mondial d’uranium, d’une usine de fabrication de combustible nucléaire dédiée au marché asiatique. Il s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique conclu en 2009 entre les deux entreprises et qui prévoit l’exploitation conjointe de mines d’uranium pour la production de 4 000 tonnes par an entre 2012 et 2039 et une coopération élargie sur l’ensemble du cycle amont du combustible. La construction de cette usine pourra débuter dès l’achèvement de l’étude de faisabilité à la fin du 1er trimestre 2012.
Un contrat a également été signé entre Areva et Kazatomprom pour l’achat de panneaux solaires issus d’une technologie franco-kazakhstanaise mise en œuvre avec le CEA et des PME françaises. Ces panneaux contribueront à produire l’électricité nécessaire à l’extraction de l’uranium dans les mines de la co-entreprise KATCO (Areva/Kazatomprom).
Areva découvre 12 300 tonnes d’uranium en Jordanie
Le groupe Areva a découvert 12 300 tonnes d’uranium dans le centre de la Jordanie, a rapporté le 1er novembre l’agence de presse officielle jordanienne Petra, alors que le pays cherche à développer l’énergie nucléaire pour répondre à ses besoins croissants. La Jordan French Uranium Mining Company, joint venture entre Areva et la Jordan Energy Resources Inc., "est certaine qu’elle va trouver une réserve stratégique de plus de 20 000 tonnes d’uranium d’ici la fin de l’année " a affirmé Petra. "La réserve est essentielle pour augmenter les ressources en combustible nucléaire de la Jordanie dans l’avenir", ajoute l’agence.
La Jordanie envisage de construire son premier réacteur nucléaire avec l’aide d’un partenaire mondial et doit annoncer au cours de ce mois de novembre le nom de la compagnie choisie pour le construire. Trois compagnies ont été retenues : Atmea (consortium Areva-Mitsubishi), la compagnie russe Atomstroyexport et la compagnie d’énergie atomique canadienne AECL.
Accord de coopération entre RTE et SGCC, principal gestionnaire de réseau électrique chinois
RTE (Réseau de Transport d’Electricité), filiale d’EDF en charge du réseau à haute tension, a signé un accord de coopération avec State Grid Corporation of China (SGCC), principal gestionnaire des réseaux de transport et de distribution d’électricité en Chine, le 2 novembre à Pékin. L’accord porte à la fois sur la stratégie d’entreprise, la gestion des réseaux en termes d’exploitation, de sécurité et de maintenance. L’intégration des énergies renouvelables dans le réseau de transport d’électricité et le développement des "smart-grids" font également partie de l’accord. RTE et SGCC renforcent ainsi une coopération qui remonte à 2001 et qui s’était traduite par un précédent accord en 2005. Pour RTE, il s’agit de se rapprocher de la plus grande entreprise électrique de réseau de transport d’électricité dans le monde, couvrant 88 % du territoire chinois, soit 9 millions de km2 et desservant plus d’un milliard d’habitants. Cet accord vient en complément de celui que RTE avait signé en mars 2010 avec China Southern Grid, le GRT de la Chine du Sud.
Olkiluoto 3 : installation des composants lourds du circuit primaire terminée
La quatrième et dernière pompe du circuit primaire du réacteur EPR d’Olkiluoto 3 (OL3) en Finlande a été installée et raccordée aux tuyauteries auxiliaires et au réseau électrique interne. Ces opérations marquent la fin de la mise en place de la chaudière du réacteur qui véhicule, sous pression et en circuit fermé, l’eau chauffée par le combustible nucléaire. Le circuit primaire du réacteur EPR d’OL3 se compose de 4 boucles identiques reliées à la cuve comprenant chacune un générateur de vapeur, une pompe et les tuyauteries associées. L’ensemble du circuit est connecté à un pressuriseur unique qui maintient l’eau en pression. Avec la finalisation de l’installation des composants lourds du circuit primaire, quelques mois après l’achèvement des travaux de génie civil, la construction du réacteur est désormais achevée à plus de 80 %.
La Belgique envisage de fermer ses centrales nucléaires… mais sans fixer de date
Les partis politiques qui travaillent à la formation d’un nouveau gouvernement en Belgique se sont mis d’accord le 30 octobre pour sortir du nucléaire à partir de 2015, mais sans fixer de calendrier précis. Le nouveau gouvernement devra élaborer, dans un délai de six mois après son entrée en fonctions, un plan d’équipement permettant de remplacer les centrales par d’autres sources d’énergie. La date effective de la fermeture des premières tranches sera fixée ultérieurement, en fonction du calendrier nécessaire à la mise en œuvre de solutions de substitution au nucléaire.
En 2003, sous l’impulsion des partis écologistes, le Parlement avait décidé l’extinction progressive entre 2015 et 2025 des sept réacteurs belges au moment où ils atteindraient l’âge de 40 ans. Mais en 2009, faute de solution de rechange crédible (le nucléaire fournit actuellement 55 % de l’électricité), le gouvernement avait passé un accord avec l’exploitant des centrales, Electrabel (GDF Suez), afin de prolonger de dix ans les trois plus anciens réacteurs, appelés à fermer en 2015. La chute du gouvernement en avril 2010, et la crise politique depuis, ont empêché le Parlement de donner force de loi à cet accord, qui a donc été abandonné.
Electrabel s’est inquiété dans un communiqué des "conséquences les plus probables" de cette décision, à savoir une augmentation des importations d’électricité, un impact négatif sur le bilan CO2 et une hausse des prix de l’électricité.
Union Européenne : octroi de 500 millions d’euros supplémentaires pour le déclassement de réacteurs en Bulgarie, Lituanie et Slovaquie
La Commission européenne a proposé le 24 novembre que l’UE apporte un soutien supplémentaire de 500 millions d’euros pour la poursuite des opérations de déclassement des réacteurs VVER 1 à 4 de Kozloduy en Bulgarie, 1 et 2 d’Ignalina en Lituanie et 1 et 2 de Bohunice V1 en Slovaquie conformément aux exigences de sûreté, afin d’appuyer les efforts des trois États membres, qui ont fermé ces réacteurs VVER de type soviétique à la demande de l’UE. La proposition prévoit 185 millions d’euros jusqu’en 2020 pour la Bulgarie, 210 millions d’euros jusqu’en 2017 pour la Lituanie et 105 millions d’euros jusqu’en 2017 pour la Slovaquie (aux prix de 2011).
Arabie Saoudite/Corée du Sud : signature d’un accord de coopération sur le nucléaire civil
L’Arabie saoudite a annoncé le 15 novembre la signature avec la Corée du Sud d’un accord de coopération pour le développement de l’énergie nucléaire civile. L’accord porte sur "la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et le développement de centrales nucléaires". Le royaume saoudien, premier exportateur mondial de pétrole, cherche à diversifier ses sources d’énergie pour répondre à une demande en augmentation de 8 % par an. A cette fin, il a conclu en février 2011 avec la France un accord dans le domaine nucléaire civil destiné à l’aider à produire de l’électricité et à dessaler l’eau de mer. Il a également passé un mémorandum d’entente avec l’Argentine, et est actuellement en pourparlers avec la Chine, la Russie, la République tchèque, le Royaume-Uni et les Etats-Unis pour une coopération dans le nucléaire civil. Ryad souhaite construire 16 réacteurs nucléaires civils dans les vingt prochaines années pour un coût de quelque 80 milliards de dollars. Le royaume prévoit aussi de pouvoir produire de l’énergie renouvelable (solaire et éolienne) d’ici huit à dix ans.
Russie : première divergence pour Kalinine 4
La quatrième tranche de la centrale nucléaire de Kalinine, implantée à 300 km au nord-ouest de Moscou, a divergé pour la première fois le 8 novembre. Le chargement de 163 assemblages combustibles dans le cœur du réacteur a été mené à terme le 23 octobre. Kalinine 4 est équipée d’un réacteur à eau sous pression du type russe VVER-1000 et développe une puissance de 950 MW. L’Agence fédérale russe de l’énergie atomique Rosatom n’a pas communiqué la date de la synchronisation avec le réseau. Avec la mise en service de Kalinine 4, 33 tranches nucléaires seront désormais connectées au réseau russe.
Le russe Rosatom va construire une centrale nucléaire au Bangladesh
La Russie et le Bangladesh ont annoncé le 2 novembre avoir signé un accord intergouvernemental pour construire la première centrale nucléaire dans ce pays d’Asie du Sud. Le document a été signé à Dacca par le chef de l’Agence de l’énergie atomique russe (Rosatom), Sergueï Kirienko, et le ministre des Sciences du Bangladesh. Cette centrale, située à Ruppur, dans l’ouest du pays, sera composée de deux réacteurs d’une capacité cumulée d’environ 2 000 mégawatts. Sa mise en service est prévue pour 2018.
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