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L’actualité du nucléaire - Octobre 2009

vendredi 30 octobre 2009

Production de radio-isotopes médicaux : redémarrage du réacteur Osiris

Après 4 mois de travaux, le réacteur Osiris du Centre CEA de Saclay a divergé le 15 octobre 2009 à 2h00, conformément au planning "serré" prévu, a indiqué le CEA. Outre les irradiations expérimentales, le réacteur produit des radio-isotopes artificiels utilisés en curiethérapie et en imagerie médicale et assure notamment la fourniture de 7 % de la production mondiale de technétium 99m, utilisé lors des scintigraphies permettant le diagnostic des pathologies osseuses et cardiaques. Environ 1,5 millions de protocoles au technétium sont effectués chaque année en France dans les 220 services de médecine nucléaire. En Europe, 10 millions d’examens sont pratiqués annuellement. Le redémarrage du réacteur revêt une importance toute particulière actuellement car la production mondiale de technétium 99m est en période de pénurie forte suite à l’arrêt du réacteur canadien NRU, qui assure 45 % de la production mondiale.

Areva et Kazatomprom créent une coentreprise pour le combustible nucléaire

Areva a signé début octobre avec Kazatomprom (opérateur national du Kazakhstan) un accord prévoyant la création d’une coentreprise, nommée IFASTAR, pour le marché du combustible nucléaire, basée à Paris et détenue à 51 % par Areva et à 49 % par Kazatomprom. IFASTAR aura pour but de réaliser une étude de marché pour la fourniture d’offres intégrées de combustible aux électriciens asiatiques, ainsi qu’une étude technico-économique pour la construction d’une ligne de fabrication de combustible d’une capacité de 400 tonnes d’uranium par an, qui serait implantée sur le site de l’usine métallurgique d’Ulba exploitée par Kazatomprom. En fonction du résultat de ces analyses, IFASTAR serait chargée de la commercialisation des produits issus de cette ligne et la fabrication du combustible se ferait alors au travers d’une autre coentreprise de fabrication, détenue par Kazatomprom à hauteur de 51 % et par Areva à hauteur de 49 %.

Le nucléaire pour combattre le réchauffement climatique

Donald Johnston, ancien Secrétaire général de l’OCDE, a déclaré lors du congrès 2009 de l’International Nuclear Law Association, le 8 octobre à Toronto, que le nucléaire "doit jouer un rôle central dans la production mondiale d’électricité en base" pour lutter contre le réchauffement climatique. D. Johsnton, qui a également été ministre de la Science et de la technologie au Canada, a également déclaré que ceux qui ne partageaient pas ce point de vue étaient "bien intentionnés mais peut-être politiquement naïfs", ajoutant qu’il doutait que des engagements réels puissent être pris lors de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague en décembre prochain. (Développement)

Areva TA et l’Andra remportent un contrat pour un centre de stockage en Lituanie

Areva TA, mandataire d’un groupement d’industriels, a remporté fin octobre, à l’issue d’un appel d’offres international, un contrat relatif à l’étude d’un centre de stockage de déchets de faible et moyenne activité (FMA) sur le site de la centrale nucléaire d’Ignalina en Lituanie. Le projet, financé principalement par la BERD, intègre les études de conception du centre de stockage et l’assistance à la réalisation sur site. Ce centre de stockage, qui accueillera les déchets FMA issus du programme de démantèlement de la centrale engagé par la Lituanie, sera construit sur le modèle du centre CSFMA de l’Andra situé à Soulaines-Dhuys, dans l’Aube. L’Andra sera chargée d’apporter son expertise pour le choix définitif du site, le concept de stockage, la caractérisation des colis, la mise en place des moyens de contrôle et les études de sûreté à long terme. L’Institut Lituanien de l’Energie (LEI) apportera son expérience et sa connaissance des règlementations nationales, la société Specialus Montazas-NTP (SM-NTP), ses compétences en géologie, génie civil, études sismiques et mécanique et la société PRAMPROJEKTAS (PP), son savoir-faire en infrastructures.

Enrichissement : lancement des essais finaux à l’usine Georges Besse II

La dernière phase des essais d’ensemble de la future usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse II d’Areva a commencé fin septembre et devait se terminer début novembre 2009. La mise en rotation de la première cascade de centrifugeuses est confirmée pour la fin de l’année avec un objectif de production à pleine capacité prévu pour 2016. Les travaux se déroulent conformément aux prévisions "malgré les aléas couramment rencontrés dans l’exécution d’un chantier d’une telle ampleur", indique le groupe. En effet, Areva indique avoir mis en évidence des anomalies sur un certain nombre de soudures réalisées par la société Fives Nordon sur un circuit de l’unité Sud du chantier de l’usine. Un plan d’actions correctives a été mis en œuvre pour réparer les soudures concernées. "La sûreté de l’installation n’est pas mise en cause par ces non-conformités", ce qu’a confirmé l’Autorité de Sûreté Nucléaire lors d’une réunion d’information. Implantée sur le site nucléaire du Tricastin, entre Drôme et Vaucluse, l’usine dont le chantier a commencé il y a trois ans sera à terme constituée de deux unités d’enrichissement. Grâce à son caractère modulaire, elle atteindra une production globale de 7,5 millions d’UTS (Unité de Travail de Séparation) par an en 2016, "soit deux ans avant la date initialement prévue" souligne le groupe.

L’Ecole des Mines de Nantes lance une nouvelle option nucléaire nommée STAR

L’Ecole des Mines de Nantes étoffe son offre de formation des ingénieurs au nucléaire, via le laboratoire Subatech, en proposant à ses élèves, depuis la rentrée 2009, une deuxième option, appelée STAR (Systèmes et Technologies Associés aux Réacteurs nucléaires). Cette option, qui se spécialise dans les réacteurs électrogènes, des réacteurs actuels à la génération IV, complète l’option NTSE (Nucléaire : Technologies, Sûreté et Environnement), consacrée à dédiée à un large spectre d’installations, que l’école propose depuis plus de 10 ans. L’option STAR est jumelée, en partenariat avec l’ENSICAEN (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de CAEN), ce qui permet d’enrichir une partie de la formation adossée à des laboratoires du CNRS/IN2P3 : Subatech et le LPC-Caen.

Sortie du décret autorisant la création du réacteur Jules Horowitz

Un décret (n° 2009-1219) du 1er octobre paru au Journal officiel du 14 octobre autorise le CEA à créer une installation nucléaire de base (INB), le réacteur de recherche Jules Horowitz, sur le site de Cadarache. Concrétisation d’un projet démarré en 2007, le "RJH" sera le premier grand réacteur de recherche en matière nucléaire lancé dans le monde depuis 20 ans. Il remplacera à terme le réacteur de recherche Osiris, à Saclay dans l’Essonne, ainsi que plusieurs autres réacteurs européens du même type. Avec ses 100 MW, il assurera le lien en matière de R&D entre les quatre générations nucléaires. Celle en service (REP 900 et 1300/1450), celle à venir (EPR), et les réacteurs du futur (Gen IV). RJH sera ainsi capable de caractériser les matériaux et combustibles du futur réacteur à neutron rapide (RNR), dont un prototype est programmé en France autour de 2020.

Début de troisième visite décennale à Fessenheim

La troisième visite décennale de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qui vise à reconduire pour dix ans l’exploitation de la doyenne du parc nucléaire français, a débuté le 17 octobre. L’unité de production n°1 de la centrale a été mise à l’arrêt pour une durée de 3 à 4 mois et le second réacteur de la centrale devrait être arrêté début 2010. Outre les contrôles décennaux de la cuve du réacteur, du circuit primaire et de l’enceinte du bâtiment réacteur, plus de 60 modifications seront effectuées sur l’unité de production, précise EDF. Suite à cette visite décennale, l’Autorité de sûreté nucléaire se prononcera début 2011 sur la poursuite de l’exploitation de la centrale. EDF va investir 64 millions d’euros dans la centrale, dont 10 millions pour en améliorer la résistance sismique.

La Belgique reporte à 2025 le début de la sortie du nucléaire

Le gouvernement belge a décidé mi-octobre de prolonger de 10 ans l’exploitation de ses trois plus anciens réacteurs nucléaires, censés fermer en 2015 selon une loi, adoptée en 2003 lorsque les Ecologistes participaient au pouvoir, qui prévoyait que les sept réacteurs de Belgique, qui lui fournissent 55 % de son électricité, seraient fermés dès qu’ils atteindraient 40 ans. Un groupe d’experts, ayant établi que la réduction de la consommation et le développement des énergies renouvelables "ne suffiraient pas à combler le déficit de production" due à cette fermeture, avait proposé de prolonger de 10 ans la durée de vie des trois réacteurs les plus anciens, ce qui a été accepté par le gouvernement. Celui-ci compte imposer aux producteurs d’électricité, à savoir Electrabel, filiale du français GDF Suez, et SPE, une taxe de 215 à 245 millions d’euros par an de 2010 à 2014 inclus et "jusqu’à la sortie totale du nucléaire", d’un montant établi "en fonction de l’évolution des coûts de production et des prix du marché". Les groupes ont signé un protocole d’accord à ce sujet. Cependant, Electrabel, qui a payé en 2008 sa part de la taxe de 250 millions imposée au secteur nucléaire tout en la contestant devant la cour constitutionnelle, a fait savoir qu’il ne paierait pas sa part de la contribution de 500 millions demandée pour l’année 2009. Ce point litigieux est en cours d’examen par le gouvernement.

Le patronat britannique appelle à bâtir 6 à 10 centrales nucléaires d’ici 2030

La principale organisation patronale britannique, la CBI (Confederation of British Industry), a affirmé fin octobre qu’il faudrait construire six à dix nouvelles centrales nucléaires au Royaume-Uni d’ici 2030, soit 16 GW de capacités nucléaires nouvelles, pour remplir les objectifs officiels de CO2 et garantir l’approvisionnement en énergie du pays. La CBI a souligné l’urgence du problème, rappelant que la majorité des centrales nucléaires britanniques existantes doivent fermer dans les dix ans qui viennent. La CBI a également appelé le gouvernement à rééquilibrer sa politique énergétique, qui "subventionne les énergies renouvelables au détriment d’autres sources d’énergies à faibles émissions de CO2, comme l’énergie nucléaire".

Royaume-Uni : Babcock International rachète UKAEA

L’UK Atomic Energy Authority (UKAEA) a annoncé la cession de sa filiale spécialisée dans le démantèlement, la décontamination et la gestion des déchets radioactifs à Babcock International. UKAEA Ltd, qui avait été mise en vente en juin dernier, dispose de deux sous-filiales spécialisées, l’une en Écosse (DSRL, pour Dounreay Site Restauration Ltd), et Research Sites Restoration Ltd (RSRL), qui opère sur les sites de Harwell et Winfrith, essentiellement. Cette transaction s’élèverait à 50 millions de livres (environ 55 M€). Amec et VT Group figuraient parmi les candidats à cette reprise. L’opération devrait être définitivement bouclée d’ici la fin de l’année.

Allemagne : CDU et FDP d’accord pour prolonger les centrales nucléaires

Les conservateurs (CDU) et les libéraux (FDP) ont trouvé en octobre, lors de leurs négociations en vue de former le nouveau gouvernement allemand, un accord de principe pour prolonger le fonctionnement de certaines centrales. Cet accord va être proposé pour figurer dans le contrat de coalition, qui ne mentionnera toutefois ni la durée de la prolongation des centrales, ni quelles centrales seront concernées, ni le montant des redevances que les groupes énergétiques devront verser sur leurs nouveaux bénéfices. L’Allemagne doit officiellement fermer progressivement d’ici 2020 ses centrales nucléaires, une mesure prise en 2000 sous le gouvernement de coalition qui réunissait les Sociaux-démocrates (SPD) et les Verts. Les 17 centrales nucléaires toujours en service en Allemagne produisent plus d’un quart de l’électricité du pays, selon le ministère de l’Environnement.

Finlande : Stuk donne son accord à Fennovoima pour un nouveau réacteur

L’autorité de sûreté et de radioprotection finlandaise, Stuk, a donné fin octobre son accord au consortium finno-allemand Fennovoima qui avait demandé en janvier au gouvernement un permis de construire pour un nouveau réacteur nucléaire Fennovoima a proposé trois sites : Hanhikivi à Pyhäjoki, Gäddbergsö à Ruotsinpyhtää et Karsikko à Simo. Stuk n’en exclut aucun, tout en signalant qu’ils ne conviennent pas en l’état. Le projet du consortium vise à implanter une tranche de 1600 MW environ sous forme d’un EPR ou d’un ABWR de Toshiba ou de deux Kerena d’Areva pour atteindre 2500 MW. TVO a également déposé une demande pour un réacteur, de même que Fortum. Le gouvernement et le parlement devraient se prononcer en 2010.

Echanges de droits de tirage et d’actifs de production électrique entre EDF, EnBW et E.ON

EDF, EnBW, énergéticien allemand détenu en co-contrôle par EDF, et EON ont signé début octobre des accords sur des échanges de droits de tirage et d’actifs de production électrique pour plus de 1200 MW. EDF cède à EON sa participation de 18,75 % dans la SNET, conjointement avec Charbonnages de France, actionnaire historique à hauteur 16,25 %. EnBW acquiert un droit de tirage d’énergie nucléaire de 800 MW en Allemagne issue du portefeuille nucléaire d’E.ON, une participation majoritaire d’ EON dans la centrale charbon de Rostock (256 MW), et un droit de tirage de 159 MW sur la centrale à charbon de Buschhaus. Ces capacités s’ajoutent à celles déjà acquises auprès d’EON en mai dernier, donnant au total à EnBW 1740 MW de capacité de production supplémentaire en Allemagne. En contrepartie, EON acquiert un droit de tirage nucléaire de 800 MW en France à partir des droits de tirages d’EnBW sur la production nucléaire d’EDF. E.ON devient également l’unique actionnaire de la SNET, troisième électricien français. Ces accords sont soumis à l’autorisation des autorités compétentes.

Etats-Unis : Areva regroupe les activités de production de combustible sur son site de Richland

Areva a annoncé fin septembre le regroupement prochain des opérations de fabrication de combustible dans son site de Richland (État de Washington), les activités de production de combustible du site de Lynchburg situé à Mount Athos Road (État de Virginie) devant ainsi être déplacées progressivement vers le site Richland à partir du printemps 2010. Toutes les autres activités, notamment celles liées aux Services nucléaires, le centre de services Pump & Motor (Électropompe) et le nouveau centre Chemistry and Materials (Chimie et Matériaux) ne sont pas concernées par cette décision et continueront de fonctionner sur le site de Lynchburg. Environ 150 collaborateurs, sur les 300 personnes de l’usine de Mount Athos Road, pourront être concernés. La décision de recentrer les opérations de fabrication de combustible à Richland a été prise afin d’améliorer la performance industrielle.

EDF et Constellation Energy reçoivent l’autorisation de la NRC pour leur projet de joint-venture

EDF, au travers de sa filiale à 100 % EDF Development Inc., et Constellation Energy ont annoncé début octobre avoir reçu de l’Autorité de sûreté américaine (NRC) l’autorisation de créer une société commune détenant les actifs nucléaires de Constellation Energy aux Etats-Unis. L’acquisition par EDF de 49,99 % des actifs nucléaires de son partenaire américain Constellation Energy a désormais reçu toutes les approbations nécessaires au niveau fédéral, ainsi que l’autorisation de la Commission de Service Public de New York. L’approbation de cette opération par la NRC fait suite à celles déjà obtenues de la Commission Fédérale de Réglementation de l’Energie (FERC) et du Comité sur les Investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS). Le projet doit encore recevoir une dernière autorisation des autorités de l’Etat du Maryland qui ont demandé aux parties intéressées de leur soumettre leurs remarques avant le 26 octobre et n’ont pas encore indiqué à quel moment elles prendraient une décision.

Le DOE américain refuse son soutien à Usec pour Piketon

Le DOE (ministère de l’Énergie américain) a refusé début octobre son soutien au programme de l’Usec en faveur de l’usine de centrifugation de Piketon, dans l’Ohio. Le groupe chargé de l’enrichissement de l’uranium estime que la perte de 30 millions de dollars sur l’exercice à venir, ajouté au refus du DOE de garantir des prêts pour l’installation, en juillet dernier, va sérieusement retarder l’achèvement de cette nouvelle usine. De plus, un défaut détecté dans les centrifugeuses pourrait également conduire à un retard.

Signature d’un accord dans de coopération nucléaire entre l’Italie et les Etats-Unis

L’Italie a signé avec les Etats-Unis un accord de coopération dans le nucléaire. L’objectif de cet accord, d’une durée de cinq ans renouvelable une fois, est "d’instituer un cadre pour la collaboration" entre les deux pays "sur la recherche et le développement". La collaboration portera sur la conception de réacteurs de nouvelle génération, les combustibles, le traitement et le stockage des déchets. L’Italie avait signé en février un accord de coopération nucléaire avec la France. Le français EDF et l’italien Enel se sont alliés pour construire "au moins" 4 réacteurs nucléaires de troisième génération EPR dans la Péninsule. Rome avait annoncé en mai 2008 sa volonté de renouer avec le nucléaire afin d’atténuer sa dépendance envers le gaz et le pétrole. Le gouvernement italien s’est fixé pour objectif de produire 25 % de ses besoins en électricité grâce au nucléaire d’ici 2030. Les premières centrales nucléaires italiennes devraient être opérationnelles d’ici 2018/2019 et l’objectif est d’en construire huit à dix.

Toshiba autorisé à fournir ses réacteurs nucléaires à eau bouillante aux Etats-Unis

Le japonais Toshiba a indiqué début octobre avoir obtenu en son nom propre, des autorités américaines de la régulation nucléaire (NRC), l’autorisation de concevoir et fournir ses réacteurs nucléaires à eau bouillante avancés (ABWR) aux Etats-Unis, une décision importante pour ses projets en cours puisque Toshiba avait remporté en février un contrat pour l’ingénierie, la fourniture et la construction des réacteurs 3 et 4 d’une centrale située dans le Texas, une première en son nom propre sur le marché américain, car jusqu’alors, les commandes de réacteurs nucléaires reçues par le groupe aux Etats-Unis l’avaient été via la firme américaine Westinghouse (rachetée en 2006) et non directement. Les deux réacteurs prévus, d’une puissance unitaire de 1400 MW, doivent entrer en exploitation en 2016 et 2017 et seront exploités par la compagnie municipale d’électricité CPS qui dessert la ville de San Antonio.

Les autorités américaines demandent des modifications de design pour l’AP1000

La Commission de régulation du nucléaire (NRC) américaine a demandé des modifications sur le design du réacteur AP1000 proposé par Westinghouse. L’un de ses composants pourrait ne pas résister aux tremblements de terre et aux ouragans, indique le New York Times, dans son édition du 16 octobre. "La NRC nous demande de réaliser des tests additionnels et des modifications du blindage", précise Westinghouse dans un communiqué. Les dirigeants de Westinghouse (détenu aujourd’hui par Toshiba) affirment que cette demande de la NRC n’aura pas d’impact significatif sur le programme de construction des 14 réacteurs AP1000 programmés sur le sol américain et dont le premier devrait être mis en service en 2016.

NPCIL va acheter les terrains pour installer les six EPR d’Areva

Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL) finalise l’acquisition des 938 hectares qui abriteront les 9600 MW nucléaires que la compagnie projette de construire avec l’aide d’Areva au Maharashtra. Le projet de NPCIL a franchi les principales étapes administratives relatives aux enquêtes environnementales et n’attend plus que le feu vert définitif du ministère de l’Environnement prévu dans six ou huit mois. Dans un premier temps, les deux partenaires vont construire deux tranches de 1600 MW chacune prévues pour 2020.

Le Canada et le Kazakhstan concluent un accord de coopération nucléaire

Le Canada et le Kazakhstan ont conclu des négociations sur un accord de coopération nucléaire qui facilitera à terme l’accès des groupes canadiens au marché kazakh, a annoncé le ministre canadien du Commerce international. Le géant minier canadien Cameco, premier producteur mondial d’uranium, profitera de cet accord, dont le texte législatif doit encore être "finalisé" pour être ratifié. Le Kazakhstan, une ex-république soviétique d’Asie centrale, contrôle environ 20 % des réserves mondiales d’uranium, et compte en devenir le principal producteur au monde, devant l’Australie et le Canada, à l’horizon 2010.

Hong Kong : CLP renouvelle son contrat d’approvisionnement avec Daya Bay

China Light and Power (CLP), le plus important électricien de Hong Kong, a renouvelé pour une durée de 20 ans son contrat d’approvisionnement avec la centrale nucléaire de Daya Bay. Les deux réacteurs de 944 MW fournissent à CLP 70 % de leur production, ce qui représente 30 % des approvisionnements de la compagnie et près d’un quart des besoins de l’île. Le nouveau contrat, qui court désormais jusqu’en 2034, participera à faire atteindre à CLP son objectif de disposer d’un mix énergétique comprenant 20 % de sources non émettrices de CO2.

Emirats Arabes Unis : une loi fixe le cadre juridique du développement du nucléaire civil

Les Emirats Arabes Unis ont approuvé début octobre une loi fixant le cadre juridique de leur programme de développement de l’énergie nucléaire civile, un pas nécessaire avant l’attribution d’un contrat estimé à 41 milliards de dollars. En vertu de cette loi sur "les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire", publiée par décret présidentiel, "le gouvernement des Emirats s’engage à renoncer à l’enrichissement local" de l’uranium, a expliqué le représentant permanent des Emirats auprès de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AlEA). La loi prévoit la mise en place d’un organisme de contrôle indépendant, la "Federal Authority of Nuclear Regulation", dont la direction générale a été confiée à l’Américain William Travers, un ex-conseiller de l’AIEA. Ces dispositions ouvrent la voie à l’Agence de l’énergie nucléaire (Nuclear Energy Corporation - ENEC) pour l’attribution prochaine d’un contrat estimé à 41 milliards de dollars portant sur la construction de réacteurs nucléaires devant couvrir le tiers des besoins du pays en électricité.

L’Argentine signe de nouveaux accords de coopération nucléaire avec le Canada

L’Argentine va lancer, avec l’Agence de l’énergie atomique du Canada (EACL), des études de faisabilité pour la construction, dans le pays sud-américain, d’une nouvelle centrale nucléaire basée sur la technologie canadienne Candu. L’étude de la construction d’une nouvelle centrale ACR-1000 de 1200 MW figure dans un accord de coopération signé entre EACL, Nucleoeléctrica Argentina S.A. (NASA) et Comision Nacional de Energia Atomica (CNEA), qui renouvelle pour une période de trois ans une précédente entente signée en 2006. L’accord prévoit également le prolongement du fonctionnement de la centrale nucléaire argentine Embalse, en fonctionnement depuis 1984 et utilisant la technologie des réacteurs canadiens Candu 6. En outre, il établit "le cadre de travail" de plusieurs programmes devant permettre le développement de la technologie d’eau lourde pressurisée.

L’Arménie veut produire 40 % de son électricité par le nucléaire en 2025

L’Arménie doit obtenir 40 % de son électricité par l’énergie nucléaire vers 2025, a déclaré le ministre adjoint arménien de l’Énergie mi-octobre lors d’une table ronde avec une délégation russe de Sverdlovsk. Dans le même temps, le secteur des énergies renouvelables fournira 30 % de l’énergie produite en Arménie, la part restante étant fournie par des centrales thermiques, a-t-il ajouté. Le ministre a annoncé que tous les documents stratégiques ont été adoptés sur la base de quatre principes : le développement de l’énergie nucléaire, l’utilisation maximale des ressources renouvelables, la diversification des itinéraires d’approvisionnement des ressources énergétiques et l’intégration maximale aux marchés régionaux de l’énergie. Rappelant que l’Arménie a l’obligation de fermer sa centrale nucléaire actuelle de conception soviétique, sur le site de Metzamor, le ministre a annoncé qu’une offre a été lancée pour la gestion de la future centrale nucléaire qui doit la remplacer et qu’une étude de faisabilité a été conduite. La construction devrait commencer en 2011.

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