Mais laissons place aux témoignages, qui valent mieux qu’un long discours .
Pierre-Louis CHOMETON,
Responsable du développement des Activités Jeunes de la SFEN,
Organisateur NB3/Partie Française
En sortant ensemble de l’Hexagone un temps suffisant, ou en recevant des étrangers, on crée un climat partagé de curiosité, respect et courtoisie qui modifie l’atmosphère de la relation et offre les conditions de l’apprentissage de l’écoute et d’un échange ultérieur. En proposant de débattre au niveau des préoccupations actuellement partagées par de nombreux citoyens : la gestion optimisée des ressources énergétiques et l’avenir de la planète, on se situe au niveau des émotions et des intuitions partagées. C’est donc l’occasion pour la jeune génération de donner une image positive de leur métier et de répondre aux questions des citoyens. Sans réponses, on ne peut échanger rationnellement.
Isabelle POLI, 32 ans, Ingénieur EDF Production Nucléaire UNIPE
Organisateur NB3 / Partie Russe
Permettre aux jeunes professionnels et étudiants de comprendre les mécanismes de la communication du monde nucléaire avec l’extérieur est l’objectif n°1 de « Nuits Boréales ». Cela se traduit par des conférences de spécialistes de la communication et des rencontres sur le terrain. Cette année, nous avons eu la chance d’être reçus par Valery Ivanovitch NEKRASOV, Maire de Sosnovy Bor, ville proche de la Centrale RBMK que nous avons visitée. Côté pratique, organiser une telle action demande un investissement personnel important mais le résultat est là : Vladimir Alexandrovitch LEBEDEV, Responsable du Centre d’Information du Public du « State Education Center » de Saint-Petersbourg souhaite vivement poursuivre cette collaboration initiée il y a trois ans.. Selon une fréquence bi-annuelle, Nuits Boréales devrait donc voir une 4ième édition en 2007 .
BOURSIER François-Olivier, 34 ans, Ingénieur Criticien de Centre COGEMA Pierrelatte
Organisateur NB3 / Partie Française
La communication fut au cour de tous les débats de cette cession 2005 des Nuits Boréales. D’abord réservés les premiers jours, les échanges ont rapidement été animés. La délégation Russe nous a présenté l’organisation industrie nucléaire en Russie, comment celle-ci était perçue par la population, et les moyens de communication mis en ouvre. Le soir les débats continuaient sur des sujets plus variés comme la culture, l’histoire, les sports. Les rencontres organisées avec des élus locaux et des représentants de l’industrie nucléaire, ponctués de visites techniques d’installation, ont permis de mieux appréhender le rôle primordial que tient la communication dans la société aujourd’hui : quelles sont les attentes du public, quelle communication en situation de crise, le rôle de la communication pour l’acceptation du public, communication et suivi environnemental . En conclusion je dois dire que j’ai particulièrement apprécié cette cession, tant sur le plan technique que sur le plan humain.
Pierre MONNIER, 30 ans, Ingénieur EDF SEPTEN
En tant qu’ancien participant des Nuits Boréales 2 et co-organisateur de la session lyonnaise en 2003, j’étais déjà pleinement convaincu du grand intérêt de cette école d’été. Ma participation à la session 2005 à Cherbourg m’a permis d’assister à des conférences et à débats très intéressants, de découvrir et de faire découvrir à nos collègues russes la région de Cherbourg et son industrie nucléaire, grâce notamment à la visite de l’Usine de La Hague et du Centre de l’ANDRA. En particulier, les dialogues instaurés avec les responsables de communication de COGEMA La HAGUE, EDF Flamanville et l’ANDRA, ainsi que les échanges avec les élus russes et des élus locaux : MM. LAURENT, HOULLEGATTE et CANNOVILLE ont été très enrichissants. Le fait de prendre part à l’organisation et à l’accompagnement du groupe m’a passionné.
Angelo BEATI, 38 ans, Responsable Innovation Combustible Nucléaire, Framatome-ANP
La problématique de l’environnement fait désormais partie des débats publics en Russie où des systèmes d’information grand public sont mis en place (cf. visite du Musée de l’Eau à St-Pétersbourg). Le nucléaire connaît aussi une opposition interne similaire à celle qui existe dans la société occidentale et une communication active par les Autorités s’est instaurée (cf. les Services de Relation avec le Public de la Centrale de Leningrad et de l’usine de retraitement militaire où certains des participants russes travaillent). Cela a été pour moi une surprise et va beaucoup m’apporter pour les débats en France. J’ai beaucoup apprécié cette expérience et je recommande vivement aux jeunes ingénieurs de participer aux futures éditions de Nuits Boréales, ainsi qu’aux grands groupes tels AREVA et EDF d’encourager ces participations.
Franck CHESSE, 25 ans, Economie stratégique, AREVA Corporate
Ce séjour en Russie m’a permis au niveau professionnel d’améliorer mes connaissances du point de vue russe sur la compétitivité de l’énergie nucléaire. En effet, Nuit Boréales traite de la communication à travers des conférences techniques et économiques sur le nucléaire de haut niveau. La visite de sites nucléaires, mais aussi les échanges culturels avec les Russes, ont enfin complété utilement ma compréhension des enjeux du nucléaire en Russie."
Elise CABROL, 26 ans, Ingénieur EDF Recherche et développement
Ce séminaire « Nuits Boréales » m’a permis de mettre en perspective la place du nucléaire dans une vision élargie de la situation énergétique mondiale. Désormais j’appréhende mieux les difficultés spécifiques de communication autour du nucléaire. Les nombreuses visites techniques (celle du Centre d’Entreposage de déchets RADON notamment) ont été pour moi l’occasion de visualiser non seulement des notions acquises dans les livres mais aussi des concepts sur lesquels je travaille aujourd’hui.
Mihai POPESCU, 25 ans, Etudiant INSTN
Dans un monde où on ne peut plus négliger les aspects environnementaux et où les prix des combustibles fossiles sont fortement influencés par l’instabilité politique, le nucléaire est une option logique. Malheureusement, à cause des erreurs du passé, l’opinion publique est plutôt dominée par la peur et la méfiance, qui nuissent à l’acceptabilité de ce domaine. En profitant de l’expérience acquise par la France et la Russie, l’école d’été « Nuits Boréales » nous apprend à écouter, nous donne les arguments et les outils pour communiquer sur le nucléaire, dans un esprit d’ouverture et de respect pour la spécificité de chaque culture. De point de vue humain, l’école d’été « Nuits Boréales » a été pour moi l’occasion de découvrir que de forts liens peuvent se créer malgré les barrières historiques et linguistiques.
Julien SORREAU, 22 ans, élève ingénieur INSA Lyon
Cette école est avant tout une aventure humaine, rencontre et échange entre deux cultures, deux histoires. Nous partageons les mêmes objectifs : faire accepter l’énergie nucléaire et faire comprendre ses bienfaits à la société civile. Pour ma part, les exposés russes et les visites techniques m’ont présenté les problématiques sous d’autres facettes, m’aidant à renforcer mon argumentaire en faveur de l’énergie nucléaire. J’en retire une très bonne expérience et encourage ce type d’échange dans un monde qui sans cesse perd de ses frontières.
Alexandra BUGNON-MURYS, 21 ans, Etudiante ECAM LYON
Grâce à ces dix jours passés en Russie, j’ai pu découvrir la culture russe et les problèmes liés à la communication autour de l’énergie nucléaire. Ces deux sujets semblent éloignés et pourtant l’école d’été « Nuits Boréales » m’a montré que l’on avait beaucoup à apprendre sur la façon de communiquer. Ce séjour a donc été un véritable enrichissement tant personnel, culturel que professionnel. Souhaitant vivement travailler dans le milieu nucléaire, j’ai beaucoup appris sur l’énergie nucléaire en Russie, notamment par la visite de la centrale nucléaire de Sosnovy Bor de type RBMK. Ce séjour a donc confirmé ma volonté de m’investir dans ce domaine.