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Rapport de la cour des comptes 2012 - Communiqué de presse de la SFEN

mardi 31 janvier 2012

COMMUNIQUÉ DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE D’ÉNERGIE NUCLÉAIRE

Sur le rapport de la Cour des Comptes rendu public le 31/01/2012
"Les coûts de la filière électronucléaire"

Paris – le 31/01/2012 – La SFEN relève qu’à travers les analyses et les évaluations chiffrées du rapport de la Cour des Comptes se dégagent deux constats essentiels :

- Le nucléaire se confirme comme un moyen de production d’électricité compétitif, moins cher en France que les autres sources d’énergie (à l’exception de l’hydraulique) et s’affirme comme un réel avantage pour l’économie du pays et le pouvoir d’achat des Français.

- Cette compétitivité du nucléaire - qui permet aux consommateurs français de payer leur électricité 40 % moins cher que leurs voisins européens - devrait se maintenir à l’avenir même si les dépenses futures de la filière (liées au démantèlement des installations et au stockage des déchets) s’annonçaient beaucoup plus élevées que prévu :
En effet, l’impact de ces dépenses sur le coût total de production du kilowattheure nucléaire resterait relativement limité (guère plus de 5 % dans les hypothèses les plus pénalisantes envisagées par la Cour). Cela signifie que même si les provisions destinées à couvrir ces dépenses futures étaient revues à la hausse, le nucléaire ne perdrait pas sa compétitivité.
Quant aux dépenses complémentaires pour la sûreté et la rénovation des réacteurs, leur impact devrait être sensiblement plus élevé (de l’ordre de 10 %) mais cela permettrait de prolonger d’une vingtaine d’années la durée de fonctionnement des centrales (sous réserve des autorisations de l’ASN). Là encore, la compétitivité de l’électricité nucléaire serait maintenue.

Outre ces constats essentiels, la SFEN retire du rapport de la Cour des Comptes les conclusions suivantes :

- La compétitivité confirmée du nucléaire n’est le résultat d’aucun "coût caché", comme certaines associations voudraient le laisser entendre. Elle est établie en tenant compte de l’ensemble des dépenses présentes et futures, liées à la production d’électricité nucléaire. La SFEN se réjouit que le rapport de la Cour des Comptes mette un terme, que l’on peut espérer définitif, à la fable des "coûts cachés" du nucléaire.

- Loin d’être une charge pour l’Etat et le contribuable, le nucléaire est devenu au contraire une source de recettes pour la collectivité publique. Les subventions versées pour aider au lancement du programme électronucléaire ont été stoppées au début des années 1980. Depuis lors, l’industrie nucléaire s’auto-finance et rapporte à la communauté nationale – à travers les impôts et dividendes versés à l’Etat et les taxes locales revenant aux départements et aux communes – bien plus qu’elle ne lui coûte (en dotations aux activités de recherche et de contrôle).

- Au-delà du rapport de la Cour des Comptes sur les coûts de la filière, il faut rappeler que le nucléaire est un pilier essentiel de notre balance commerciale : il évite à la France l’achat massif de gaz à l’étranger de l’ordre de 20 milliards d’euros chaque année ! Et il rapporte annuellement, en exportation d’équipements et de services, environ 6 milliards d’euros. L’impact du nucléaire sur nos échanges extérieurs est donc primordial. Sans le nucléaire, le déséquilibre de notre balance commerciale atteindrait des niveaux alarmants.

L’annexe au communiqué de presse : ici

La SFEN (www.sfen.org) – Contact : sfen@sfen.fr – Francis SORIN : fsorin@sfen.fr – 01 53 58 32 64 – 06 76 09 91 50

Le rapport de la cour des comptes est disponible ici : http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Theme-290.html

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